dimanche 15 avril 2007
Lady of the rings
Un joli jeune homme noir visite des infrastructures en bord de mer malgré le climat de danger funeste qui s’en dégage. Il s’introduit dans un local désaffecté, à moitié inondé. C’était jadis un entrepôt de services spéciaux américains, FBI ou je ne sais quoi, avant qu’un terrible tsunami ne ravage la côte et ne force la population à tout abandonner en l’état. Quelle horreur ! Des centaines de housses sont suspendues avec des cadavres à l’intérieur. Ce sont justement les victimes de la catastrophe. Le glauque de la situation ne semble pas repousser le black.
Erreur monumentale ! Voilà qu’une non morte tend son bras hors de son sachet et immobilise le téméraire ! On dirait Michelle Trachtenberg avec les entrailles à l’air. Elle a besoin de lui pour ressusciter, et l’hypnotise pour accomplir un rituel sat
anique. Est-ce un vampire ? Une sorcière ? Loin de là, une autre sorcière entend son appel et accepte de l’horodater : elle sera figée dans le temps, incapable de vieillir, mais la contrepartie du pacte reste obscur et m’échappe. La reconstitution organique s’opère des pieds vers la tête. Ses membres, son corps, semblent être un empilement d’anneaux tournant sur eux-mêmes, et ne cessent leur rotation qu’une fois les chairs régénérées. Vision en transparence d’un grand anneau métallique coincé à l’intérieur de sa cage thoracique, placé verticalement. Maintenant remise sur pied, elle fait partie de services spéciaux où chaque membre est dôté d’un talent extraordinaire, comme un club de super-héros. Les intrigues de cœur vont bon train ici. La boss qui est une grosse butch lesbienne obsédée par les pectoraux craque un peu pour un jeune musclor. Bientôt c’est la nouvelle recrue aux anneaux qui s’interposera et la séduira.
C’est un très long itinéraire que je dois prendre pour arriver à l’école supérieure dans laquelle je
commencerai mon nouveau cursus. Il faut prendre un train vers un bled perdu, traverser une passerelle, attendre un bus en bas des marches… Sur place, des affichages indiquent les listes d’élèves répartis par classe. Un camarade m’induit en erreur en m’affirmant que je suis dans son cours de bio, mais je trouve mon nom dans la section maths appliquées, dont l’intitulé fait 3 lignes. Aïe ! Suis-je capable d’en refaire après tout ce temps ? Damned ! La rentrée a eu lieu le 3 septembre, et on est déjà en novembre ! Quelle bonne âme aura l’amabilité de me prêter 2 mois de cours ? Je harponne un étudiant qui n’est autre que Jason Priestley, et le prie de me passer son N° de téléphone. On pourra s’appeler en cas de besoin. Ma démonstration n’a pas l’air de le convaincre plus que ça, quel chien !
A bord d’une voiture de location futuriste, large comme un camion, je traîne tard avec mon bien-aimé et une bande d’amis. On descend chahuter et traîner jusque dans ma banlieue chaude. Déjà minuit passé. Les comparses décident de rentrer mais j’hésite à rester chez moi ou passer un jour de plus chez chéri… La 1ère option serait la plus sage. Les raccompagnant tous sur le parking, ils ont perdu la trace du véhicule. Peu importe, n’est pas voiture du futur qui veut ! Il suffit d’actionner une télécommande pour qu’un petit robot à roulettes se détache de la bagnole, siffle,et vienne à notre rencontre. Ouah ! On arrête pas le progrès !
La dernière boîte qui m’a éhontément snobbé par un silence radio arrogant après m’avoir reçu en entretien d’embauche me rappelle pour un nouveau rendez-vous. Est-ce parce que je les ai relancés plusieurs fois en étant à la limite du désagréable ? Il me semble avoir laissé un message où je leur demandais s’ils ne répondaient pas parce qu’ils étaient en réflexion sur l’opportunité de me faire doubler les heures de travail. Sur place, le boss me prend directement de haut en me disant que ça n’a rien à voir. S’il me fait revenir, c’est pour un autre poste en tant qu’animateur d’atelier chants dans un centre pour de soins pour enfants. Ah tiens ? Bon alors, faisant comme si l’animation et la chanson n’avaient aucun secret pour moi, je me lance à l’essai avec un plus que grand enfant autiste qu’il faut stimuler en musique, tout en me sachant observé. Je camoufle des refrains balbutiés et pas dans le ton avec une improvisation chorégraphique interactive, mais qui semble sauver le naufrage. Deux autres jeunes animateurs me saluent alors que je pars. Le brun aux cheveux mi-longs complimente ma prestation mais critique mon pas de danse limité. De toutes façons, je ne fais les choses que si je sais qu’elles seront parfaites, lui lancé-je avant de quitter ces lieux.
mardi 2 janvier 2007
Harry Potter et le lapin de neige
Dans les transports en commun en direction du local de l’association où je suis bénévole, je me fais aborder par une femme qui me demande si je peux lui faire de la monnaie sur un billet de 20. Elle en profite pour m’en glisser un dans mon porte-monnaie, si si, elle insiste. Tiens, elle est drôlement bien renseignée sur mes activités ! Elle connaît mon association, mes horaires de permanence et tient à m’accompagner jusqu’à la porte. Elle m’a fait suivre ou quoi ? Mmmh, c’est pour que je l’y conduise qu’elle cherche à m’acheter ? Mais c’est bien sûr ! C’est certainement la folle qui avait harcelé une des recruteuses pour devenir bénévole et voulait des explications de ce pourquoi elle n’a pas été retenue ! Il ne faut donc surtout pas que je joue les chevaux de Troie. L’idéal serait de la semer sur le chemin.
Maintenant je suis Harry Potter sur mon balai volant, accompagnant la détraquée en selle sur son propre balai à travers la campagne, et peut-être escorté de quelques autres de mes amis. Comme je suis un as en Quidditch, j’en profite pour foncer et disparaître dans des branches et des hautes herbes, tant pis si j’arrive en retard ! Pourvu qu’elle ne me retrouve pas ! Quel stress ! Ça me donnera une histoire à raconter pour la prochaine réunion. Une fois au local, j’admire un lapin de neige joliment sculpté par quelques bénévoles. Dommage qu’il ne tienne pas, sa tête s’effondre déjà.
jeudi 21 décembre 2006
Powder power
Enfer et damnation ! Ma fiancée a été enlevée par une affreuse sorcière rousse émêchée qui la retient dans un château fort, ou une église médiévale du quartier. Sur place, des troupes de goblins montent la garde. Jamais je ne parviendrai à surmonter autant d’obstacles pour délivrer ma tendre princesse ! Par bonheur, un magicien compatissant accepte de m’aider en me remettant plusieurs bourses de poudres magiques. Il faudra agir vite et bien. D’abord il me badigeonne le visage avec une poudre qui change mon apparence en guerrier à la peau bleutée et de longs cheveux noirs. Ensuite je me lance à la rescou
sse de ma belle, dont la longue chevelure a été nouée par un sort aux racines et aux branches des peupliers autour des murs. Par des manipulations habiles et précises avec de la poussière enchantée, je défais ses entraves. Trop tard, je suis repéré par la gardienne des lieux ! J’ai déjà oublié quelle magie utiliser, chevalier de bas étage que je suis ! La première poudre que je saisirai fera l’affaire, oui pourquoi pas celle-là ? La saupoudrant régulièrement dans l’air, elle étourdit la sorcière. C’est une poudre qui rend sensible aux bêtises et aux chansons idiotes. Je dois donc débiter en continu des idioties et des comptines pour l’hébéter et m’enfuir. A la moindre hésitation elle reprendra ses esprits. « La la la, oh que je chante bien, je devrais répéter dans le quartier hein ? ». Qu’est-ce qu’il faut pas faire pour être héroïque. Parallèlement l’atmosphère mi-festive me rappelle le Club Dorothée. Vision de l’animatrice et son équipe s’amusant à faire les gros yeux. Avec 3 autres personnes, elle monte dans une cabine de funiculaire.
vendredi 24 novembre 2006
Glamour et répugnant
Au lit mais sans coucherie avec cet ami d’enfance pour qui j’avais le béguin. Sont également présents sa copine actuelle et son chien sous les draps.
Scène de jeu de société lors d’un anniversaire. Des boîtes remplies de questions sont dissimulées partout. L’événement s’avère être une fastueuse fête de mariage, où le blanc a laissé place aux somptueuses soieries pastel.

Batman, Catwoman et le Joker s’affrontent. Ces deux derniers décident de s’associer pour négocier un échange d’otages, où chacun retenait une personne d’une importante capitale pour l’autre. En l’occurence il s’agit de deux femmes obèses dont l’une rappelle un peu Poison Ivy. La femme chat et le clown gangster récupèrent leur protégé. Oh que les retrouvailles sont chaleureuses. En guise d’enlacements nos deux super vilains les tripotent facétieusement, leur font pouet pouet aux seins… avant de les avaler toutes crues en une bouchée ! Une métamorphose se produit pour les faire devenir deux créatures étonnantes, deux femmes –l’une blonde, l’autre brune- à têtes géantes vissées sur un petit corps gras et ratatiné avec de minuscules membres en proportion. C’était donc ça leur plan ?! La blonde se met à pousser un interminable hurlement qui détruit tout aux alentours, remodèle le
paysage et fait surgir de terre un temple englué dans un réseau de longs filaments visqueux orange. Mais quelle est cette matière ? C’est à la fois de la pierre précieuse et gélatineux, glamour et répugnant. On peut voyager à l’intérieur de ces tubes par glissement rapide, mais des sections sont gardées par des bouches gigantesques soigneusement maquillées. Elles pourraient vouloir nous tuer. L’inquiétude se dissipe tandis qu’avec d’autres personnes je discute de ronds de chambre, si c’est bien ainsi qu’on désigne les boules qu’on met au bout des tringles à rideaux.
Une intrigue de braquage dans un centre commercial par une adolescente paumée dégénère quand elle prend en otage une jeune fille et se replie dans les toilettes d’un magasin. Je me précipite pour la secourir, quitte à me débattre avec la rebelle pour qu’elle lache son arme. Quand elle comprend que les forces de police la cernent, elle ne voit plus d’autre moyen que de se tirer une balle. Il faut l’en empêcher !
dimanche 22 octobre 2006
Desperate Housewitches
Un casting de danse important est organisé et malgré que je n’ai rien à voir avec ce milieu, je suis venu tenter ma chance. La file d’attente fait le tour de la pièce jusqu’au bureau du grand manitou. J’ai réussi un premier tour en improvisant une chorégraphie qui a fait illusion. Pour le second passage, je me sens beaucoup moins performant, carrément minable voire pathétique dans ce survêtement ample qui tue l’allure. Le monsieur m’interrompt et me fait comprendre que c’est pas la peine d’insister avec dans mes fringues qui ressemblent à un pyjama.
Venu dîner en solitaire dans un petit resto mignon, je repère une jeune femme un peu boulotte à une table voisine. Elle me regarde, je la regarde. J’ai l’air de lui plaire. Ce serait si drôle de soutenir un jeu de séduction entre nous, d’ailleurs il s’installe plus vite que prévu. Un volet en bois tombe dehors, et nous fait éclater de rire dans cette tension complice. Elle lance une conversation agréable. Je ne vois toujours pas d’inconvénient à arrêter la drague. Elle me raccompagne jusqu’à la cabane de mon bien-aimé. Le vent souffle et fait tomber bruyamment des affaires sur le pallier. Ça réveille chéri qui vient tout ramasser nerveusement, en me signifiant au passage que je rentre bien tard, et puis d’abord c’est qui cette greluche avec qui j’ai traîné ? Devant la petite scène, la greluche va t-elle comprendre que j’ai déjà quelqu’un ? Je reviens vers elle pour lui dire au revoir. Justement allons-nous nous revoir ? Elle voudrait savoir où ça mène. Si jamais je veux bien m’engager, alors on peut convenir d’un autre rencard. Mmh comment lui dire que dans ce cas, je préfère en rester là parce qu’elle ne signifie rien pour moi ?
Visions en cascade d’événements incroyables de la saison 3 de Desperate Housewives ! Gabrielle Solis s’est encore mise dans une situation foireuse en acceptant de participer à une fête de charité scolaire : installée à un stand, elle doit poser en mettant en avant sa forte poitrine. L’organisateur insiste pour qu’elle serre davantage son corset, de sorte que ses tétons débordent carrément des bonnets. « Voilà ! Comme ça on dirait mieux que vous
avez des seins de myopathe ! ». Non loin de là, Susan s’agite auprès d’un homme fort mal élevé qui se moque d’elle, perché en haut d’une façade qui sert d’attraction à la fête. Elle grimpe, lui attrape le pied tout en le sermonnant, et douée comme à son habitude, le fait tomber de son perchoir. Ouille ! Il chute quand même de plusieurs mètres de haut… et meurt sur le coup. Oups ! A la morgue, Susan est restée près du corps, par embarras. Si sa maladresse devient létale, comment ça va finir ? La situation se complique lorsque le légiste amène un second corps, celui du même homme mais qui se réveille pour
s’en prendre à elle, tout sourire et vengeur. Pour Bree ça ne va pas mieux. Orson Hodge est mort depuis longtemps, mais son esprit revient sous forme végétale. Dans une chambre où dort une femme dont l’identité est dissimulée par les draps, un trou apparaît dans le mur. Une branche d’arbre pousse en sortant de l’orifice. La voix d’outre-tombe ne fait aucune doute, c’est Orson ! Diantre, cette série vire dans le fantastique. D’ailleurs j’ai la vision des 3 amies habillées en sorcières dans une cuisine, en pleine discussion de magie et potions. Retour dans la chambre de la mystérieuse femme avec l’esprit d’Orson. Celle-ci dévoile enfin son identité dans un cliffhanger de fin de saison extraordinaire ! C’est Mary Alice Young ! Pendant ces 3 dernières années, elle n’était pas morte ! Elle a manipulé tout son entourage ! Hallucinant ! Mais peut-être que ce n’est pas Mary Alice mais une tante de Bree ?
mardi 5 septembre 2006
Harry Potter sans la coupe de feu
Je retrouve des collègues de l’association où je suis bénévole pour un petit dîner convivial. Tiens la présidente a une nouvelle coupe charmante. Les causeries vont bon train. Le vice-président me présente un certain Cyrille, un ancien adhérant toujours actif pour la partie administratif. Un vieux dinosaure de l’assoce dit s’y perdre dans les dossiers à envoyer en 8 exemplaires à chaque membre. Il n’a tellement plus toute sa tête qu’il note l’année 425 quand on doit inscrire la date du jour. Un nouveau arrive pour assister à son 1er dîner, tout droit sorti de son bain moussant, nu et ruisselant. Il a rien compris décidément, il pensait qu’on sortirait au resto. Tantpis, on lui accorde le droit de s’attabler tel quel.
Harry Potter 4 sort enfin au cinéma ! Pourtant ça ne ressemble en rien à l’intrigue du livre ! Les scénaristes ont tout réécrit, plus de coupe de feu mais une histoire de 3 cercueils avec des revenants redoutables. C’est aussi prometteur que regrettable.
dimanche 3 septembre 2006
Mutatothérapie
Vision d’un homme à l’air rustre et hostile. Il lui faut absolument trouver une hormone pour doper son côté mutant. Rien de plus simple, il suffit de faire un cure thermale dans un lieu consacré aux mutants dans les montagnes. A l’entrée on coupe les oreilles et queues de cochons des visiteurs avant de distribuer le précieux breuvage. Chaque mutant peut désormais se ressourcer en se prélassant dans les ruisseaux en pleine fonte des glaces, sous la forme de toutes sortes d’animaux, volatiles, fauves, bovins, cabris… Là, trempés dans les flaques gelées, ils ont l’air si apaisés.
mercredi 23 août 2006
Lord of snakes, I’ll make a King of you
Il faut encore que je repasse le Bac. Mon entourage compatit à ma sensation d’impasse. Tous les diplômes postérieurs ont encore été invalidés. Comme la démotivation est grande, et comme les épreuves sont proches. J’ai tout oublié des cours d’histoire. Présence de la blogueuse au surnom nippon lunaire.
Je suis la domestique d’un éminent professeur, un peu savant fou. Mon estime de moi ne vole pas bien haut, inutile d’en attendre davantage de la part du personnel de maison, et par ailleurs, le professeur expansivement dirigiste sait très bien écraser ses employés en toute subtilité. Nous sommes dans l’univers de Gash Bell. Autrefois j’étais la gardienne du livre de sorts d’un démon. Dans la bataille des 100 démons, le mien a été éliminé et je suis revenue à ma condition initiale de bonne. Nettoyant le foutoir de papiers dans la grotte qui lui sert de laboratoire, je tombe sur une fiche avec le portrait d’un démon serpent à la peau rouge et noire, avec en bas de page la liste de ses sorts d’attaque qui s’annoncent très puissants. Providence ! Un nouveau démon dont je peux me faire maître ! Je peux retourner dans la palpitante bataille, il n’en restera qu’un et ce sera le mien ! Me précipitant hors de la caverne vers chez moi à travers le village enneigé, je tombe sur mon fiancé, qui n’est autre que le fils du professeur. Très inquiet à mon sujet, il ne comprend pas mon comportement, pourquoi ai-je détalé sans aucune explication ? Je ne vais pas lui avouer mes projets. Une seule chose compte : le pouvoir !
mercredi 16 août 2006
Harry Potter et l’épreuve des frères de sang
Partout dans le pays des gens sont convoqués à se réunir dans des espaces publics pour passer des examens extraordinaires.
Mon point de chute sera le parc de Montparnasse, et alors que je m’y rends en groupe, la foule se densifie de plus en plus, tandis que des animaux de toutes sortes –pigeons, tortues, etc.- se joignent à la procession. Quel magnifique spectacle ! Il faut bien repérer sur le quadrillage du parc le bureau où chacun a été affecté. Ciel, nous devons nous rendre sur l’aire des serpents ! Bien qu’ils ne me fassent pas peur, je suis accompagné par 2 ophiuphobes assez démonstratifs pour me sentir contaminé par leur angoisse. Vipères, cobras et autres créatures rampantes sifflent tout en convergeant avec nous vers la zone en question. Apparemment, les épreuves du baccalauréat ne se déroulent pas ici, mais plus loin au fond. L’ex-énarque de l’ami au surnom de rongeur m’accompagne. Il dit n’avoir rien révisé. En plus il a redoublé. Moi je balise surtout pour l’histoire, j’ai tout oublié ! Devant nous un bassin de sang est aménagé avec des marches conduisant vers un petit château fort au centre.
Il s’avère que nous allons passer une épreuve initiatique de magie aussi incontournable que dangereuse ! On fait entrer un par un les candidats en distribuant à chacun un memento noir listant l’ensemble des sorts enseignés à l’école des sorciers. La mission consistera à réveiller un démon précis caché dans les murs du château, le vaincre et ressortir en vie.
Miséricorde, il semble que les risques de mourir sont non négligeables ! Les uns après les autres, les candidats s’engouffrent dans l’entrée sombre avec leur grimoire en clamant « par le sang !» ou « frère de sang !». C’est mon tour, je me faufile rapidement
dans les couloirs pour retrouver un petit groupe avec lequel je ferai équipe. Je suis Harry Potter au bord de l’attaque de panique. Les lieux sont plongés dans l’obscurité. C’est en fait un immense caveau où dorment des tas de créatures magiques, comme une véritable arche de Noé maléfique. Sur chaque cercueil est représenté le portrait du démon qui y est enmuré debout. Surtout, avançons sans faire de bruit, ou nous serions attaqués par des légions de monstres. Mais hâtons-nous de trouver celui à qui nous sommes venus livrer bataille. En même temps je feuillète rapidement les pages du bréviaire à la recherche de sortilèges utiles. Il y a le très élémentaire Lumos, mais sur les dernières pages, on trouve des sorts sacrificiels, qui transforment le sorcier en zombi ou en puissant démon capable de terrasser n’importe quel ennemi, mais au prix d’y perdre sa vie. Courage, on s’en sortira ! Des générations de sorciers l’ont fait avant nous, alors nous réussirons aussi ! Quoique…
Depuis la fenêtre de ma chambre au 1er dans la maison familiale, j’ai vue sur le jardin où mon père écoute des cassettes de cours d’anglais. Tiens, il y a aussi le voisin à côté en train de téléphoner. Quel bel homme, qu’il est bien gaulé ! Je me fais griller quand son regard croise le mien. Ça le fait sourire. Il doit parler de moi à son correspondant. Oh my god, il se la joue provocateur en soulevant son t-shirt pour découvrir un carrelage abdominal parfait. Quelle salope !
Arrivant à mon ancien collège pour je ne sais quels résultats d’exams, j’ai le déplaisir de constater qu’ils ne sont pas encore affichés. A l’arrêt de bus pour le retour, je croise l’amie psychodynamicienne. Prenant place dans le car à côté d’une jeune racaille, je remarque que mon amie est habillée comme les jeunes de la cité, ce qui a le don de faire sortir notre voisin de ses gonds. Heureusement mon amie a de la répartie et le calme sans hausser le ton. L’instant suivant, mon amie est un homme androgyne que tous prennent pour une femme. Elle aborde et salue deux autres passagers, deux beaux étrangers à qui je serre la pince dans l’élan –« Nice to meet you, the both of you »- que la révélation amuse et rend sympathique. Qu’est-ce qu’il faut pas faire pour se faire remarquer de nos jours !
Rassemblée devant la télé, toute la famille attend le verdict du festival d’Avoriaz en mangeant des chips et autres saletés. « Et le grand prix est décerné à… Kieslowski ! ». Mon frère est dégoûté. D’après lui, ce film est une daube, quel public de merde ! Euh mais c’est pas un jury qui décerne les trophées ? Vision de quelques plans du film, avec une image terriblement tremblante. Vision d’extraits d’un autre film, où une femme en robe de soirée est attaquée par des fourmis dans un couloir sordide en cul de sac. Elle a beau de défendre avec une barre en métal, elle se fera bouffer toute crue !
dimanche 13 août 2006
Tintin en Eldorado
Il est de notoriété publique que je ne pense qu’à la bouffe et à comment la préparer. Aussi, quand l’ami au surnom de
rongeur me donne rendez-vous dans un parc avec son ami qui crée des sacs, pour me présenter deux de ses connaissances venus des States, c’est à peine si je me lève pour les saluer, trop occupé à couper mes bananes plantin. De toutes façons les yankees sont incapables de prononcer correctement mon prénom. Quelle bande d’impolis ! Dans les vestiaires devant un casier métallique ouvert l’ami rongeur et moi guettons avec appréhension une menace imminente. Vision d’un soldat scrutant le casier à notre place, jusqu’à ce qu’en sorte une tige de métal, une rampe d’escalier vers un quartier général labyrinthique. Finalement ce n’est qu’une mignonne peluche de poney qui surgit de l’obscurité, bondissante. La montagne qui accouche d’une souris.
Une course au trésor bat son plein dans un pays perdu, fantastique. Il était caché depuis des centaines d’années par le peuple Inca, comme l’Atlantide, avec sa magie ancestrale. Tout se présente comme un plateau de jeu géant inséré dans la jungle, avec des cases et des épreuves. Les briques des ruines se déconstruisent et se replacent comme une architecture vivante. Un ennemi invisible entend bien y mettre son grain de sel. Agissant toujours dans l’ombre, il ne fait qu’utiliser d’innocents intermédiaires
dont il prend possession à distance. Cette fois c’est une belle jeune femme noire qui lui sert de vaisseau. Son corps bouillonne de son pouvoir maléfique, si bien qu’un masque de glace se forme sur son visage. Elle peut congeler n’importe quoi, ou n’importe qui, d’ailleurs elle va s’en prendre au fils de Tintin –qui en passant est devenu une femme ! Heureusement que celle-ci surgit pour protéger son enfant, coupant le plateau de jeu en biais. Heureusement aussi que la puissante magie inca se charge de nettoyer la glace intempestive.








