BLOGNIROS

La folie guerrière qui s’éprend de mon paillasson quand on le frôle du bout des lèvres

dimanche 17 juin 2007

Révélation sur le sens de ma vie

Une mystérieuse catastrophe a changé la face de l’humanité dans un futur proche. Que se passe t-il au juste ? Ça ne semble pas très clair. On parque des personnes âgées dans des lycées en les mélangeant avec les jeunes élèves. Ils ne savent pas eux-mêmes ce qu’il en est. Ils sont désorientés, perdus, dépassés, comme si les souvenirs de ce qui les a amenés là étaient oblitérés, alors ils se contentent de suivre les cours. Attardons nous plus particulièrement sur le cas de l’un d’eux, un homme dans la cinquantaine, fraîchement débarqué, et que j’incarne par moment. Les murs de l’établissement ne font pas barrage à l’opressante ambiance de fin du monde dehors, d’autant que d’autres événements étranges se produisent dans l’enceinte du bahut. Des phénomènes surnaturels courent dans les couloirs, mais aussi des rumeurs d’expériences sur les pensionnaires orchestrées par le proviseur. Celui-ci sait quelque chose, sinon il ne serait pas si détendu et souriant alors que l’angoisse culmine. Tiens, on annonce l’arrivée d’un nouveau groupe d’enfants, des prépubères. Les élèves d’âge mûr explosent de joie. Vite, ils désertent la classe et vont tous se précipiter pour les accueillir aux côtés du proviseur. Comme c’est curieux ! Les très jeunes enfants aussi seraient victimes de la catastrophe planétaire ? Une catégorie en voie d’extinction ? Les relents pédophiles de l’affaire m’intriguent. Deux camarades, un autre quinquagénaire et une vieille femme, veulent en profiter pour me faire découvrir la vérité. Oui, il estime que je suis en droit de la connaître ! Nous nous précipitons vers le bureau du proviseur, en haut des escaliers que je monte avec appréhension. Il ouvre la porte et m’offre la vision de la révélation clé de tout ce qui se trame dans ce monde depuis le début ! Je vois ainsi le proviseur endormi sur son bureau avec un rictus de satisfaction. Ma tête desséchée y trône en faisant office de presse-papier. L’instant d’après je la vois toujours inerte sur le sol ! Mais alors, je suis mort ? Oui, mais il n’y a pas que ça, c’est pire ! Je ne suis que la création onirique du proviseur ! Je suis un protagoniste à l’intérieur du rêve du proviseur, dans une histoire qui n’est que le fruit recomposé des diverses tensions qu’il éprouve au quotidien dans son établissement ! Alors, c’est à ça que mon existence se résume ? Rien que ça ?! Je repars abattu, en quête d’exil, tandis que la vieille femme me réconforte.

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samedi 24 février 2007

Le 500ème rêve

daycare1_1_Un petit voyage avec mon bien-aimé nous amène à nous arrêter dans un centre aéré pour l’heure du goûter d’enfant. Nous venons surtout pour croiser une amie qui y est animatrice. Ils ont l’air complètement débordé, à 4-5 animateurs courant dans tous sens pour servir des tartes aux myrtilles à des dizaines d’enfants. Attablés avec des enfants en attendant que notre amie ait fini, nous sommes bon gré mal gré obligés de faire garderie, ne serait-ce que pour garder les couteaux ayant servi à découper les parts hors de portée des enfants. On se demande même comment il n’y a pas encore eu d’accidents jusqu’ici, quelle bande d’irresponsables ! La directrice intervient en nous demandant de partir. Nous avons beau lui dire qu’on aimerait rester, même pas longtemps, pour voir notre amie, elle insiste et nous met dehors sèchement, cette foutue mégère. Eh bien tant pis, je n’enverrai même pas de mail ! Cassons-nous de là et reprenons notre périple. C’est quoi la suite du programme ? On devait rester dans le coin 4 jours, alors qu’est-ce qu’on va faire maintenant ? Est-ce que les hôtels sont réservés ?
Scène d’emplettes dans une supérette sur le point de fermer. Les lumières sont progressivement éteintes. Je fais partie des derniers visiteurs, mais suis-je client ou employé ? Parmi les gens, un beau gosse blond rebelle athlétique et torse poil s’avance pour ouvrir une caisse en renfoJohnny_20Depp_20__20OHM_20GUH_203rt. Je n’ose pas m’y précipiter, ça serait trop voyant.
crisps_pc_1_De retour à la maison, mon bien-aimé a installé un matelas pour nous vautrer en amoureux devant la télé. Je suis le seul à trouver intéressante la série qui passe. On y voit Johnny Depp ouvrir un sachet de chips dans lequel se cache un sorcier lutin qui lui propose un suivi fiscal. Vision du paquet de chips lentement déchiré devant qui laisse découvrir le visage barbu inquiétant et inexpressif du sorcier. Se cachant l’œil gauche, il se 1989803334_1999998407_madonna_1_donne un air encore plus étrange. Maintenant des clips de Mylène ou Madonna passent. On voit la blonde plonger dans une piscine au milieu de requins. Ça fera une belle image d’illustration pour le blog. Je tente une copie d’écran en mettant sur pause, mais sans jamais trouver le bon moment pour le bon cliché. Etrange, d’une image sur l’autre, la chanteuse est remplacée par un requin. Trève de méticulosité, je plonge carrément ma main dans l’écran pour déplacer les requins qui, dans ma main, sont comme des jouets playmobile.   

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lundi 8 janvier 2007

Jellycat

rondpoint_1_Sur un parterre de polaroids érotiques disposés en vrac sur la moquette de ma chambre, je me frotte lascivement. Le tas de photos forme comme un cercle grossier, auquel se superpose mentalement une image de rond point, d’où la sensation de m’adonner à des viciosetés au milieu de la circulation routière. Débarque maman sans frapper et demande ce que ça peut bien être tous ces clichés que j’ai tout juste le temps de rassembler. Eh bien ce sont des souvenirs de vacances. jellyfishEffectivement en triant le lot je parviens à lui sortir de jolis photos d’aquariums, de poissons tropicaux, d’hippocampes et de méduses uniques en leur genre. Elles avaient une tête rigide comme des noix de coco et des tentacules rose pâle. C’était si amusant de jouer à les entasser les unes sur les autres, voire en plusieurs couches comme des biscuits, tandis qu’elles remuaient leurs mignonnes et répugnantes tentacules. D’ailleurs c’est ce que je suis en train de faire, et une fois que j’aurai terminé, je les offrirai à maman. Etrangement la connotation éminemment sexuelle de ce petit jeu m’apparaît avec évidence. J’interprèterais coque par cock, mais soulignerai surtout la sensation prééminente de manipuler des organes génitaux féminins. Chatte quoi ! Ça me donne envie d’intituler ce rêve guitar_1_jellypussy, ou jellycat qui me rappelle instantanément la chanson de Phoebe dans Friends :

« Smelly cat, smelly cat, why are they feeding you ?
Smelly cat, smelly cat, it’s not your fault ! »

Justement je la vois chanter son fameux titre pour Joey. Celui-ci remarque que le reflet de la blonde dans le miroir mural est différent : dans la glace elle a les cheveux humides et ses lèvres bougent en désynchronisme total. Ça le terrorise autant que ça me fait rire. Le tour de chant finit par un numéro de percussions grotesque mais je connais tout ça par cœur. Même mon bien-aimé rigole, affalé à mes côtés dans le plumard.

Ma famille est déjà arrivée dans le village de vacances dans lequel nous avions réservé. A mon tour de les rejoindre mais pas facile sans véhicule. Il ne reste plus que quelques kilomètres à faire en stop. Sur le bas côté deux clochardes insultent vertement une chinoise au volant, alors qu’elles sont toutes douces avec moi. carpool_1_Deux jeunes lascars acceptent de me conduire à bon port. Sur place le parking longe la mini piscine. Les abrutis transforment une manœuvre de rangement en épi en catastrophe, quand la voiture tombe dans le bassin ! Je leur avais bien dit de pas reculer plus ! Nous voilà piégés dedans avec à peine de quoi ouvrir les portières ! Pourvu que l’eau ne s’infiltre pas ! Heureusement nous parvenons à nous extirper, mais ça va leur coûter un max de repêcher la bagnole. Je rejoins mes frères qui ont fini de patauger dans une autre piscine, lavalamp_1_très sale. C’est écoeurant, toute la crasse des vacanciers s’est accumulée. Ma mère me donne des cadeaux pour chez mon bien-aimé. Un tas de bricoles plus kitsch les unes que les autres. Mmh, une lampe à lave, des thermomètres en forme de chats jaunes… On n’exposera pas tout. Je rejoins l’intéressé au théâtre pour une autre version par trop inférieure d’une pièce que nous avons déjà vu. Suis-je dans la salle ou en coulisse en tant qu’acteur ? Entre deux scènes j’intercale une longue et interminable pause pipi. Pourvu que ce ne soit pas déjà le moment de revenir !

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jeudi 9 novembre 2006

Aux frontières si ténues des rêves

langres_1_Un couple d’amis –il ne me semble pas les connaître vraiment- nous ont invités à dîner, mon bien-aimé et moi. Les bavardages délicieux accompagnent un savoureux fromage chaud à croûte couleur chocolat. Les hôtes interrompent ma dégustation. « Ah tu manges la croûte ? Il faut surtout pas, ça donne le cancer ! ». Pff, ils auraient pu me prévenir, surtout que la semaine dernière j’en ai mangé. Mon amie de Bilbao est venue aussi. Ça fait un bail depuis la dernière fois, elle a changé de look. Elle a oublié les tenues simples pour un fier tailleur noir, et une coiffure incroyable faite de dreadlocks platine sculptés en motifs et sillons travaillés sur son cuir chevelu. Comme c’est avant-garde ! Elle reçoit un appel rapidement coupé. Un des hôtes débranche la télé, source de perturbations sur le réseau d’après lui… mais je ne suis pas très convaincu. La belle espagnole est fatiguée. Depuis 3 mois qu’elle attend les vacances, elle s’est offerte le mois de novembre, mais ça ne sera pas de tout repos. Elle cherche en effet quelqu’un pour l’aider à chercher son lave-linge.
Tout bascule en virée de début de soirée estivale où chéri et moi descendons en ville pour nous poser dans un petit resto sympa. Dans des couloirs de métro aux alentours du point de chute, je tombe sur ma meilleure amie perdue de vue depuis des années. M’a t’elle reconnue ? Je lui adresse un grand sourire alors qu’elle me passe devant en m’ignorant royalement. Ah, peut-être que c’est un moment mal choisi, qu’elle se trouve dans une situation délicate car accompagnée ? Elle s’éloigne pour échanger quelques mots avec un vieux clodo –tiens, elle fait peut-être un stage dans le social ?- … avant de s’asseoir à ses côtés. Mon dieu ! Elle est à la rue ! Je comprends mieux pourquoi elle n’a pas souhaité renouer le contact. Retrouvant mon bien-aimé, je lui raconte toute l’histoire. Tu te rends compte, elle est devenue une clocharde ! J’ai pas osé venir vers elle ! Que faire ? Dans sa grande sagesse, chéri m’invite à aller lui reparler, l’inviter à prendre un verre. Oui ! Il a raison ! Je lui offrirai de s’envelopper dans mon manteau, j’y vais de ce pas ! Maintenant à la place de mon bien-aimé, c’est l’ami virtuel spécialiste des vannes de spin qui m’escorte. Il n’écoute rien de ce que je dis, trop excité qu’il est. Il ne fait que parler d’un jeune homme qui lui plaît énormément, pourvu que ce soit réciproque ! Arrivé à hauteur de la disparue, je ne la reconnais plus tout à fait. Est-il possible que j’ai confondu dans mon impatience ? Je me suis trompé de rousse alors. Quelque part je suis soulagé, avec l’espoir intact qu’elle puisse se porter mieux que ça. Ce soir, mangeons en terrasse. frontieresUn saut aux toilettes me fait passer à proximité des cuisines où j’aperçois une chef cuisinière en larmes et paniquée mais forcée au labeur. On tue des arabes pour servir leur viande au menu. Qui ça on ? Eh bien les néonazis cannibales du film « Frontières » de Xavier Gens, en chair et en os, d’où l’intérêt de déguerpir au plus vite. 300px_Giant_Anteater_Santa_Barbara_Zoo_1_1_L’établissement désormais désert devient un petit labyrinthe sans issue. Je frise la crise cardiaque quand je croise un étrange animal sombre mais inoffensif, mi renard mi tamanoir. Du calme, du calme, ça n’est qu’un film, même si les anthropophages sont bien réels. C’est un rêve, oui c’est un rêve ! Je rêve donc je suis… capable de m’échapper par la baie vitrée en traversant le verre. C’est juste une question de concentration. Je ne dois surtout pas oublier de prendre des notes pour tout écrire plus tard. Dehors se trouve bassin_1_un merveilleux bassin de taille olympique, encadré de fausses ruines antiques qui en imposent : colonnes, grands escaliers blancs unis à la base. Je ne résiste pas à y Hunk_1_plonger, surtout parce qu’un superbe éphèbe dénudé se tient en son centre. Sous l’eau, j’aperçois qu’il n’a qu’une seule jambe. Pas pour longtemps… De nouveau bipède, le jeune homme vient me chatouiller énergiquement pour me réveiller. Il exige de moi que je raconte que j’ai rêvé de lui, alors que je ne le connais pas ! C’est mal barré ! L’énergumène me chatouille si fort que j’ai du mal à croire que c’est un songe. A force de chahuter, je me réveille dans un taudis inconnu, sécoué violemment par un gros métisse arabo-asiatique en peignoir de boxeur. Je présume que c’est mon petit ami bien que sa tête ne me dise rien. Ma bouche, il exige ma bouche ! Il m’explique que depuis notre dernière promenade en ville, mes baisers étaient si doux qu’il n’a plus réussi à prononcer la moindre parole salace. Il en redemande, pendant que moi, je me demande comment j’ai pu embrasser un si grossier personnage.

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mercredi 30 août 2006

Ça suffit les Connery !

C’est en cavalier solitaire que je suis venu tester le célèbre bar « Les 2 tours ». L’ambiance festive me fait oublier le nombre de verres avalé, si bien qu’au moment de partir, vision et équilibre me font défaut. connery99_1_Je manque de faire une chute mortelle là où les marches vers l’étage supérieur sont trop éloignées du pallier, si Sean Connery, mon amour de toujours, n’était pas venu pour me sauver. Ah Sean, mon magnifique, mon providentiel, que ne ferais-je sans toi ? Nous nous aimons depuis toujours mais nous ne devrions pas, tu as l’âge de mon père ! C’est à ce moment que je me souviens être aussi sorti avec son fils. Mais au fait, et mon bien-aimé dans tout ça ? Je finis par me dire qu’il y aura toujours une place pour les Connery&fils dans ma vie. Sean me prie de le rappeler en partant. Sortant de l’établissement, je découvre un quartier brésilien de nuit quasi désert. Des enfants pauvres veulement me voler des affaires. Des charbons bleu noir ont plu sur les inquiétantes habitations en ruines. Est-ce la fin du monde ? Je m’envole à la brasse pour avoir une meilleures vue des toitures, bien conscient que si je peux faire ça, c’est parce que je dois être en train de rêver. teeth_1_Les toîts sont devenus une immense surface d’eau où plonge et sautille une créature mi-requin mi-dauphin venue dévorer les gens à même leurs chambre. Inutile de paniquer, c’est un rêve ! C’est un rêve ! Facile à dire quand les mâchoires acérées du prédateur se rapprochent de plus en plus menaçantes ! Fuir à la nage dans l’air s’avère peu efficace. Je décide de me réveiller qand la boucher du carnassier n’est plus qu’à quelques centimètres de moi, me coinçant contre un mur. Rien de plus simple : je déchire la bâche plastique qui était le mur il y a 2 secondes, pour passer de l’autre côté et me réveiller dans le lit auprès de mon bien-aimé. Chéri, j’ai fait des rêves fabuleux, il y avait Sean Connery, l’apocalypse, un requin, moi nageant dans les airs… Il me répond avoir été aussi oniriquement prolifique… C’était surtout très cochon. D’ailleurs il a souillé ses draps, le coquin !

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dimanche 27 août 2006

Rest in peace, Dad & Mom

C’est parti pour une vadrouille en voitrure avec la famille. Pas de bol, nous traversons un quartier mal famé, du moins, la concentration en flics tend à nous prouver le contraire. Et si nous quittions les lieux avant que quelque Revolver_1_chose de malheureux ne se produise ? Trop tard ! Sous nos yeux déboule un homme armé en poursuivant un autre sans défense. bullethd_1_Arrivé à sa hauteur, il lui tire une balle dans la tête à bout portant ! Aaah, mais quelle horreur ! Damned, il nous a répérés ! Une salve de tirs s’abat dans notre direction. Que tout le monde se baisse ! L’agresseur prend la fuite. Est-ce que tout le monde va bien ? Oh non, papa ! maman ! Tous les deux ont reçu une balle dans le front. C’est pas vrai, qu’est-ce qu’on va devenir sans eux ?! Mes frères et moi sommes l’instant suivant allongés dans un lit aux côtés des dépouilles des parents, à les pleurer. Je suis seul l’instant d’après, me réveillant en larmes dans le même lit. Le poids du chagrin me pousse à écrire une lettre en hommage à mes défunts géniteurs. Dans la confusion je réalise alors que tout ceci n’était qu’un rêve. Ça aurait pu être pire : l’ami virtuel de Perpignan subitement présent me raconte avoir vécu le même genre de songe suite auquel il a rédigé une lettre à ses parents… mais qu’il la leur a envoyée avant de saisir sa gaffe. Ils auraient pu mal le prendre mais ils se sont contentés de lui renvoyer sa missive en se moquant de lui, avec des commentaires qu’on fait à un enfant de 6 ans. L’ami de Perpignan en petite tenue est drôlement affriolant. Il me présente une amie avec qui il a convenu de faire un enfant dans 10 ans. Mais, ne sera t-il pas trop vieux pour ça ?

Scène de cérémonie de fête chez ma cousine à l’occasion de son remariage. Elle a l’air si détendue, forcément, maintenant qu’elle connaît le rituel…

De retour au collège, je vais m’abriter dans une étroite voûte de béton, bouleversé par l’idée d’avoir été si mal entouré à l’époque. Max, Seb ! Cassez-vous ! Laissez-moi tranquille !

Escorté de mon bien-aimé pour voir une expo, l’hôtesse remarque mes lourds sacs, et me précise que je dois les laisser au comptoir.Entendu, je les dépose dans une commode blanche, dont les étroits tiroirs sont plus profonds une fois ouverts. Ah j’ai oublié de prendre quelque chose. Mais c’était quel tiroir ? Me démenant pour m’y retrouver, ma vision se trouble. Chéri me presse alors je me lache et me met à le traiter de crétin, lui, toujours à se plaindre, jamais à aider !

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lundi 26 juin 2006

Underwater gallery

Galère sur galère que j’enchaîne, tout commence par une panne d’oreiller pour le mariage où mon bien-aimé est témoin. Il y est déjà depuis 7h pétantes. Aïe, et si je disais que j’étais malade ? Tant pis pour la fête, je file de mon côté vers la piscine, mais en voiture, depuis le fin fond de ma banlieue lointaine. J’ai pas l’habitude, ça va être hard de faire l’aller-retour si j’ai plus d’énergie après. 500eurC’est mon père qui est au volant, avec toute la famille à bord. Des flics sur le bord de la route font signe de ralentir pour des contrôles aléatoires. La vitre baissée, papa fait celui qui n’a rien compris en tendant un billet de 500euros. L’agent de l’ordre décline l’offre, tout surpris, et papa se tourne vers moi pour me tendre l’argent, continuant sa comédie… mais je saisis la monnaie et la mets dans ma poche dans l’hilarité générale. « Je crois que ça va donner beaucoup de plaisir à ma poche de sentir ce billet » dis-je, décuplant les fous rires, et même ceux du policier.

webassVision d’une série fantastique qui rappelle Full Metal Alchimist, notamment par la présence de créatures extraordinaires similaires aux homoncules. Un jeune garçon nu avec un tatouage rouge de toile d’araignée autour de l’anus est l’une d’elles. Quelques lignes de la toile s’étendent sur le reste de son corps. Quel pouvoir détient-il dans cet organe ? Provocateur, insolent, il raconte comment son micheton le dominait au point d’en faire voir toutes les couleurs à son trou. Un être humain normale n’aurait pas résisté à toutes ces sévices ! La saison 2 commence et revient sur la chronologie de la 1ère saison en révélant des événements importants parallèles et intriqués. Ça va être passionnant !

Une balade urbaine me fait tomber sur mon ami de Boston et son mari. Quelle surprise de les voir ! Ils ont bonne mine… et puis surtout ils sont en sous-vêtement. walkwaterLa rue large est bordée par de grandes étendues d’eau sur lesquelles courent des athlètes dans une compétition sportive internationale. Eh ben, c’est incroyable, ils vont si vite qu’ils ne s’enfoncent pas dans l’eau. A y regarder de plus près je distingue des longueurs de film plastique quasi invisible tendus sur la surface. C’est donc ça qui leur sert de piste de course. J’ai bien envie de monter dessus pour tester mais quelque chose me dit que tout ceci n’est pas très stable. Plouf ! J’avais raison. Sous l’eau, de magnifiques tableaux décorent les parois du bassin de piscine. C’est si merveilleux que je me dis que ça ne peut être qu’un rêve… Ah mais je peux respirer sous l’eau ! Pas de doute alors, mais quel rêve sublime alors.

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samedi 6 mai 2006

Je ne suis pas le chinois de service !

sharpeiporcchevalD’étonnantes images de documentaire animalier passent à la télé : une fermière caresse les hanches d’un cochon sharpeï au pénis épais et court ; un cheval se met à parler mais dans un second temps je comprends qu’il a été doublé, ouf j’y ai cru un instant ! Je me réveille aux côtés de mon bien-aimé dans une chambre d’hôtel en montagne. Toutes ces images ne provenaient peut-être que d’un rêve. « Anthropophageophilie » ou « Anthropophilophagie », tel en sera le titre sur le Blogniros. L’immeuble construit à flanc de montagne rend le plancher incliné. Le vautrage est si vite arrivé… Des cloison-stores font office de portes, permettant à toute la clientèle de s’épier les uns les autres. Ainsi j’entends un homme raconter à son jeune fils comment étant petit, on lui a fait passer un interrogatoire sévère. carte1Maintenant chéri veut sortir lire en plein air. Il ne trouve pas mieux que d’aller s’installer au milieu d’un pont routier à côté d’un banc en lattes de PVC sur lequel il ne s’assiera même pas ! Voitures et motos passent très près et greveoccasionnent des frayeurs bien justifiées. Mais rapidement ce sont des camions poids lourds qui s’amènent, pour bloquer la circulation, faire grève, protester contre le gouvernement… Héhéhé, je m’éloigne vers le terrain vague, amusé de la situation dans laquelle il s’est empêtré ! Un journaliste blond me repère. Me prenant pour un chinois, il lance à son collègue qu’il faut absolument qu’ils m’interviewent : si même les chinois manifestent contre leurs conditions de travail, c’est que la situation économique est très grave ! Le pays est au plus mal ! Oh non pitié, pas ça, qu’ils arrêtent avec leurs fantasmes de faciès ! OK je détale vers le centre ville. Evidemment il me rattrape mais je le coupe net dans son élan : « Monsieur je ne suis pas du tout d’origine chinoise, laissez-moi tranquille ! ».

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samedi 25 mars 2006

O Fantasmas

marianne_jamesDélicieuse Marianne. Opulente Marianne James. Qu’il est doux de te serrer dans mes bras dans un moment de complicité intense. Nous sommes si proches.

egoutMon ami le maître aux tortues et moi sommes des fantômes. Enfin il me semble. Ce n’est peut-être qu’une vue de l’esprit, mais tout un chacun sait combien les pouvoirs de l’esprit peuvent être surprenants et déterminants sur les événements en cours. Il suffit en effet de se concentrer pour se mettre à léviter, traverser la matière, les murs, les trottoirs. Oui mais tout est une question de volonté et de concentration. Et quand elle est troublée par les sens lorsque nous traversons un égout, flottant au-dessus d’une fosse à purin nauséabonde, il faut se faire violence pour se ressaisir et ne pas tomber dans ces eaux souillées. Je suis un fantôme donc je flotte !

Papa est turbulent ce soir. Facétieux et rock’n’roll, prêt à relever tous mes défis aussi obscènes soient-ils. Je lui dirais de se masturber ou de me faire une gâterie qu’aussitôt il se mettrait au travail ! Il suffit que l’idée me traverse l’esprit pour le voir commencer à s’exécuter, dans une semi conscience de mon pouvoir sur lui. Ça ne peut être qu’un rêve. Oui mais non en même temps j’ai pas envie de voir ça, même pas en rêve ! C’est bon papa, tiens toi tranquille !

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dimanche 5 mars 2006

Balade de la petite fée tueuse

fairyUne petite fille grossièrement dessinée sur un bout de papier me harcèle pendant que je me retourne dans mon lit pour trouver le sommeil. L’ai-je bien vu bouger à l’intérieur de la feuille ? En tous cas elle m’effraie. Comme elle a le même pouvoir que les diclonius dans Elfen Lied, je sais qu’elle pourrait me tuer d’un coup sec avec son vecteur, la main invisible qu’elle projette par la pensée. Inexpressive, elle me regarde depuis le bord du lit. Vision du vecteur qui me fait un doigt d’honneur. Vais-je finir broyé ou coupé en tranches ? En tous cas avec elle à mes côtés je suis trop inquiet pour trouver le sommeil. Dire que j’avais prévu de me lever tôt !

vlemercierUn combat s’engage avec Valérie Lemercier. Quelle garce ! Elle se laisse pas faire, c’est une dure à cuire ! Il neige. mulL’instant suivant elle est devenue une guide touristique dans un village célèbre pour sa statue d’un roi sur son trône, chaussé de ses mules dorées, aussi appelées mutules.

Présence de l’ami dessinateur algéro-danois en tenue olé olé. On le croirait tout droit sorti d’un boys band simplement vêtu d’un pantalon kaki délibérément déchiré. Trop sexe! Il est triste parce que son père ne l’a jamais reconnu. Je croise une femme avec un peignoir magnifique, digne des feuilletons fleuves américains.

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