lundi 11 février 2008
Save the green planet
La planète est la proie d'une invasion extraterrestre terrifiante. Tout miniatures qu'ils sont, les petits hommes verts -ou plutôt d'immondes bébés verdâtres- sont impitoyables et prêts à consumer le monde. L'humanité ne doit son salut qu'à l'existence d'une plante étrange, une sorte de chou qui pousse au bout d'une longue tige, et que les envahisseurs prennent pour leur dieu et vénèrent. Voyez comme il se prosternent ridiculement en rond tout autour. Ils en sont tout pacifiés, hébétés, calmés. Dire que la destruction du monde n'est évitée de peu que grâce à un légume qui fait péter.
mercredi 10 janvier 2007
The next step for mankind
Les festivités du réveillon sont passées il y a 2 ou 3 jours, en laissant la place à une atmosphère étrange, plombante, morne, en suspens. C’est comme si nous attendions quelque événement crucial sans trop savoir au juste quoi. Rien ne vaut les bords de Seine pour être sur le qui-vive : le quai pavé est vide à l’image de la tribune de Libération, tandis
que les bateaux qui viendront s’amarrer seront autant de dépêches AFP ! On aperçoit une péniche annonciatrice d’un discours présidentiel. Ah non, ce n’est qu’un navire militaire venu ramener un boeing, fausse joie. Le fleuve s’est élargi jusqu’à devenir une mer que je distingue du coin de l’œil depuis une péniche endormie au port. Le porte-avions entre en mouvement. Est-ce là le signe que l’on attendait ? Il se soulève en laissant surgir des étages insoupçonnés. Par je ne sais quel système, il longe le quai en entrecroisant les autres bateaux, passant à la fois au-dessus et en-dessous sans jamais les cogner.
Simultanément, un aileron arrière de l’avion vient s’incruster de façon calculée dans la tour d’un autre navire, pour opérer autour de ce point une rotation à 180° à l’ensemble dans le sens des aiguilles d’une montre, si bien que le zinc s’immobilise au final retourné et pendu par la queue. Un puissant vent se lève et s’intensifie pendant ces étonnantes démonstrations mécaniques, au point où il faut s’accrocher à n’importe quoi et se coucher à terre pour ne pas être balayé. Le souffle est si fort que tous
les bateaux –dont le mien- sont emportés à la dérive loin de ce spectacle. En lieu et place se tient un lancement de navette spatiale et de fusées. D’inquiétantes flammes violettes sont propulsées du shuttle. Tout tremble, et là, c’est le drame. Dans le ciel les différents vaisseaux et réservoirs se séparent avant d’exploser.
Même la maison blanche a décollé et s’est autodétruite. La déflagration recouvre la surface de la planète. Tout ceci cadre bien avec ces événements que nous redoutions tant avec incertitude. C’est une apocalypse qui a changé la face du monde. Peu à peu la population sort de ses abris. Le sol est devenu blanc immaculé, les ruines sont de magnifiques roches fluorescentes orange, bleu… Le paysage est de toute beauté. Je rejoins l’ami du Trésor et son ex breton, mais il y a aussi l’ami au surnom de rongeur, et l’ami qui connaît tous les hymnes du monde. Présence de l’ami de Boston. Les gens aussi sont magnifiques, comme si leur beauté avait été tout à coup révélée. L’angoisse de fin du monde s’estompe au profit d’un intense sentiment de bonheur. Curieusement on me dit que je devrais me mettre à pratiquer des sports plus athlétiques.
Deux étranges créatures en fils de scoubidou font leur entrée. Ils ont l’apparence de robots en lévitation mais ce sont des extraterrestres, ceux-là même responsables de ce cataclysme. Plus qu’une apocalypse, c’est un avènement pour le genre humain car ils veulent nous guider vers une nouvelle ère grâce à une
technologie qu’ils souhaitent partager. Mais oui, j’ai eu la prémonition de tout ça. Ils nous présentent deux sièges dont ils font cogner le cul en cadence l’un contre l’autre, pour signifier l’emboitement des organes respectivement masculins et féminins. C’est une machine à copuler à distance. Elle permet aux deux individus qui y prendront place, d’avoir des relations sexuelles même si elles sont à l’autre bout du monde, grâce à un orifice téléporteur à la base du siège : monsieur y trempera son biscuit, et qui en sortira de l’autre côté chez madame. C’est donc ça qui va faire avancer l’humanité ? Etre connecté charnellement ? Et peut-être alors, tous les tabous disparaitront.
En compagnie de quelques amis dont mon ex comédien, je zone dans un appartement délabré. Je ramasse un mignon petit caneton qui ne demande qu’à faire trempette. Dehors une baignoire sert de bassin, mais les feuilles mortes et l’eau croupie l’ont rendue impraticable. Un robin
et permet de changer toute l’eau pour le plus grand plaisir de l’oisillon. A l’intérieur un chat orange obèse fait la sieste. Il doit avoir de la peine à se déplacer, un Garfield en plus gros. Je suis maintenant en cours d’allemand, et ma prof de collège déplore mon niveau devenu indigent. Il me semble que hinen veut dire résider. L’appartement devient celui de mon bien-aimé, au sein d’un immeuble aussi vide et vétuste. Pareil pour le frigo. Je suis si fatigué que je n’ai même plus la force de faire ma gym matinale. J’entends qu’on descend les escaliers et qu’on frappe à la porte. Dans le judas, je reconnais l’ami de Miami et son petit ami cubain, qui a plutôt un air italien. Pas question de leur ouvrir, je ne suis pas présentable !
dimanche 9 avril 2006
Les enlèvements extraterrestres ne sont plus ce qu’ils étaient
Mon bien-aimé et moi nous préparons pour la prochaine manif, mais en tant qu’apprenti CRS, officiers sous contrat. Pas rassurant de s’imaginer face aux milliers de personnes. Mes préjugés sur le niveau intellectuel bas de ce corps trouvent leur confirmation quand chéri, passant le test du chien parmi les épreuves de sélection, me demande si on dit un chien ou une chien… Joue t-il la comédie ?
Il se trouve que nous allons simplement escorter un cargo pour le transfert
de matières plastiques recyclables en provenance du Nord…de l’Europe ou de l’Afrique. Le convoi prend la forme de wagonnets remplis de morceaux de tuyaux de plomberie usés, tous reliés entre eux par un épais cable métallique, à
travers des galeries souterraines. Bernard de la Villardière supervise toute l’opération. C’est impressionnant, on avait pas vu ça depuis les années 50 ! Un jeune et joli étudiant arabe me demande au passage si je veux pas récupérer sur mon ordi un fichier texte. Ouais d’accord. Ouvrant le document, je découvre qu’il est codé. L’ami thésard historien ne lui fait pas du tout confiance, mais en voulant lui répondre, je me trompe de fenêtre MSN et envoie tout à l’ami au surnom de rongeur. Crotte, la bourde ! Il est question d’une poésie que j’écris qui choque beaucoup l’ami thésard, ainsi que mon ami le maître aux tortues.
Une lycéenne dans tous ses états sollicite l’aide de Johnny Halliday. Elle parle d’un black avec qui elle a couché, ou qui l’aurait violé, dont elle n’a plus de nouvelles.
J’arrive trop tard pour la représentation de la pièce de théâtre d’appartement que donne mon ex comédien, mais c’est pas grave, puisque une seconde session nocturne est prévue imminemment. Il est convenu que je doive en fait participer à la supervision technique d’un effet spécial où l’un des comédiens jouera un suicide dans la baignoire : c’est moi qui aurai à fermer les robinets. Saperlipopette, tout s’est passé si vite et puis j’ai été distrait. Tout déborde maintenant sur le parquet. Ça va dégénérrer en dégat des eaux ! C’est promis je dédommagerai !

Les enlèvements extraterrestres ne sont plus ce qu’ils étaient. Ariel Wizman se la joue comme toujours tape à l’œil aux commandes d’une soucoupe volante, en actionnant un intense rayon de lumière blanche, ainsi que des stries multicolores formant au-dessus du vaisseau comme une couronne. Non mais il se croit en boîte ? Il ne sait pas que piloter un ovni exige la plus grande discrétion ?
Le voilà déboulant avec plein de valises chez Drucker qui reçoit une
bande de rappeurs sur un lit, avant de repartir comme un mal élevé en abandonnant une partie de ses bagages. Les absents ont toujours tort, ainsi les bad boys ne se gênent pas pour ouvrir une des valises histoire de voir ce qu’ils pourront récupérer.
lundi 18 avril 2005
The Flying Saucer Parisianist Tour
Mon bien aimé s’appelle Patrick, il est grand et longiline et apprécie peu les gouzi gouzi et les noms d’amour que je lui prodigue. Tiens, je connais quelqu’un d’autre qui sort avec un Patrick.
Je me fais enlever par les extra-terrestres en pleine rue sans résister. Une porte s’ouvre à la base de la soucoupe volante. Machinalement je rentre dans la lumière bleue qui en jaillit. Avec d’autres personnes, je me trouve dans un sas tout fait de métal, avec d’un côté la porte ouverte sur l’extérieur –mais par laquelle on ne peut pas descendre tant que le vaisseau est en marche- et de l’autre une porte métallique derrière laquelle se cachent nos hôtes. Personne n’aura l’honneur de faire une rencontre du 3ème type, sauf une jeune femme blonde choisie par nos visitors from outter spice, qui a le droit d’entrer en coulisses quand ils l’appellent, et jouer les intermédiaires en nous faisant parvenir leurs instructions. Le vaisseau fait des arrêts dans Paris et relâche quelques passagers. C’est notre messagère qui nous dit à chaque fois qui peut descendre. Par la porte du vaisseau en rotation je reconnais les décors en mouvement du rond point des Champs
Elysées, l
a place de la Nation, et même l’intérieur du métro de la même station. Comment le vaisseau a t-il pu entrer tout entier là-dedans ? A l’extérieur les badauds ont l’air modérément surpris mais ils ne peuvent pas nous voir par l’ouverture. Nous sommes de moins en moins nombreux. Deux Frédéric, Miterrand et Beigbeder, sont à leur tour libérés. Tiens donc, ils étaient à bord avec nous? Il n’en restera qu’un, mais que lui arrivera t-il ?
Ma décapotable est garée au bord du trottoir. Je suis allé m’asseoir plus loin me plonger dans mon carnet de notes. A proximité un poivrot s’approche d’une autre voiture garée pas loin pour demander des clopes au chauffeur. L’instant d’après une saison a passé. La chaleur justifie qu’ils soient demi-nus.
Maintenant le poivrot s’approche de moi pour me demander je ne sais quoi, du feu ? de l’argent ? Non mais je me laisserais pas embobiner et l’ignore en intensifiant mon air concentré, captivé par mes notes. Je vois d’ici que ça risque de dégénérer en viol dans une vision où je me fais douloureusement bourrer, alors pas question que je lui adresse la parole ! Je suis à Paris avec la voiture de mon papa. Mais comment j’ai pu arriver là ? J’ai conduit sans permis ? Je me vois mal la ramener à bon port sans contrôle de police avec la veine que j’ai. Heureusement mon papa et mon oncle surgissent et vont me ramener. Comme ils ont un peu oublié le chemin pour retrouver le périphérique, on roule lentement et on se laisse doubler.
Une connaissance de longue date que j’ai connue au CGL va retravailler comme prof de français. Pourtant je le croyais à la retraite.

