samedi 21 novembre 2009
Un gars une fille version XIXème siècle
Mes collègues sont terrifiés du rêve que je viens de faire.
Je suis alternativement Alexandra Lamy et Jean Dujardin dans une transposition de Un gars une fille au XIXème siècle. L'austérité de l'époque a banni l'humour de notre couple pétillant par une courtoisie toute bienséante. Mais si les usages sont sévères, les malfrats n'en sont pas moins présents. Alors que je suis seule à la maison, un intrus s'introduit. Il est brun, les cheveux attachés et tout de noir vêtu, les yeux pleins de démence. Il me veut du mal, il me séquestre. Qu'il veuille me violer, me tuer ou les deux, qu'importe, ma panique est un passeport pour le pays de la déraison et des larmes. Aux confins de ces terres, l'effroi et la haine sont des sœurs siamoises interchangeables. Voilà que je me ressaisis pour de bon en empoignant un coupe papier que je lui plante dans la gorge! Mon dieu qu'ai-je fait? Tandis que je philosophe sur la culpabilité, l'ennemi laissé pour mort trouve la force de se relever et poursuivre ses assauts! Moi non plus je n'ai pas dit mon dernier mot! Pour une seconde fois consécutive je parviens à le mettre à terre et cette fois le sadisme culminant me conduit à lui crever les yeux, le fond de la gorge et l'achever dans le cœur! Le mien se teinte de couleurs contrastées de passion coupable et jubilatoire.
samedi 10 janvier 2009
Le meurtre de l’Amour
C’est une belle journée printannière. Maman en a profité pour ouvrir le velux de sa chambre pour aérer. Tiens, qu’est-ce donc que ce stylo noir qui voltige de dehors pour aterrir ici ? Et un autre ! Et encore ! Et des dizaines d’autres ! Mais qui peut bien nous attaquer ! Aïe, mon pied ! Mais ça fait mal ! J’ai beau tenter de refermer, comme le système est cassé et ne peut parfaitement s’obturer, les stylos débordent par toutes les ouvertures. La chambre est maintenant inondée de milliers de stylos jusqu’à la cuisse. J’enrage ! J’aperçois l’assaillant : un bel adolescent roux et bouclé qui nous envoie des salves avec son arc. C’est Cupidon ! D’où se permet-il ? Dieu ou pas, je sors en découdre avec lui. Tiens ! Je lui plante un de ses maudits stylos dans le thorax ! En plein cœur ! L’éphèbe inexpressif s’éteint doucement. HAHAHAHA ! Tu l’as cherché connard !
jeudi 16 octobre 2008
Amour et haine avec Dolphi

Décors d’entrepôts poussiéreux baignés de lumière jaune pâle. On y fait des travaux, des tunnels, le béton est entamé. D’outre tombe surgit Adolph Hitler du bout du couloir, cheveux blancs, sans moustache, on dirait un vieux papy, on ne dirait même plus lui mais je sais que c’est lui ! Je suis prêt à le contrecarrer et nous nous battons en duel avec des lances. Il a beau avoir une bonne garde, et ne craindre aucun coup car déjà mort, je suis plus agile et je lui assène de belles bottes surtout avec mon arme à double lame. Bientôt l’enjeu se trouble et vire à une scène de corps à corps sexuelle avec lui et une autre femme. Tous les trois nous nous frottons les uns contre les autres, nus, à même le sol.
samedi 5 janvier 2008
Die ! Mommie, die !
Intrigue de conflit familial dans une grande maison américaine. Il y a le père absent, la mère blonde, la fille grande ado et son frère teigneux pas beaucoup plus jeune. Certains ont des superpouvoirs. Ce sont les enfants qui sont sources de tensions. Un homme de mauvaise influence vient s’immiscer dans leur quotidien pour monter le fils contre ses parents. Je suis alternativement un peu tout ce petit monde sauf le père. C’est décidé, le fiston allume une bougie grâce à son pouvoir ignifuge dans la cuisine. Il y rassemble des produits inflammables et allume le gaz. Les malotrus s’éloignent rapidement avant que tout explose. La mère et la sœur sont prises dans les flammes. Cette dernière semble ne pas craindre le feu. Elle a le don de se servir du dernier pouvoir utilisé dans la pièce. Ciel ! Elle comprend ainsi que son frère est l’auteur du carnage ! Vision de la matriarche se débattant misérablement par les flammes, à travers les yeux du fils depuis la rue.
Je croise mon ancien thérapeute que je n’ai pas vu depuis des années. Je me retrouve machinalement à lui raconter des vieilles galères vécues entre temps, et bien qu’il regarde sa montre, il semble à l’écoute. Ça change !
lundi 28 mai 2007
Mass murder from outter space
A bord de ma soucoupe volante, je suis colère, furieux, et j’ai envie de leur détruire leurs faces tous autant qu’ils sont ! Tiens, et pourquoi pas anéantir tous ces bateaux ? Pour autant, personne n’a l’air de sourciller à mes actes de destruction massive, pas même le général, ni les officiers, ni les soldats ! Je n’en reviens pas qu’on ne me mette pas hors d’état de nuire malgré ma dangerosité, malgré tous les missiles envoyés ! Une histoire à la Dead like me se produit. Un ami vient de se faire descendre. Je me retrouve à proximité de Dexter, très angoissé parce que je connais son secret : si jamais je laisse transparaitre la moindre chose, couiiiiic ! Je suis foutu !
C’est mon dernier jour à mon ancien lieu de travail. Plus que quelques heures avant la fin. Je les déteste tous. Il n’y aura même pas de pot de départ pour moi, juste une bise à presque tous les collègues, mais surtout pas à cette pimbèche qui m’a piqué ma place. Cette greluche parlait d’une agence ouverte à Rio de Janeiro avec une collègue. Damned, je vais être en retard pour attraper ma soucoupe volante, et puis je devrais pas mettre ces mocassins, il fait trop froid. Et puis où sont mes chaussures d’hiver ?
mercredi 27 septembre 2006
Noces de chair
Une petite visite s’impose chez l’ami thésard historien car mon bien-aimé et moi ne l’avons pas vu depuis si longtemps. En fait nous avons passé la nuit chez lui, dans une autre pièce aménagée en chambre d’amis. Pourquoi ? Tout simplement pour ne pas croiser son amant d’un soir au petit matin . Trop tard, je tombe accidentellement sur celui qu’il fallait éviter–eh, j’étais pas au courant qu’il y avait des invités !- mais l’ami thésard le
pousse rapidement vers la porte, en me grommelant à son propos que c’est encore un candidat à la romance, alors que lui n'a pas du tout envie de ça en ce moment. En plus, le prétendant est jaloux, il était à deux doigts de faire une scène à mon ami qui n'a pas fait les présentations en bonne et due forme, ce à quoi il a répliqué que j’étais un contact américain très accro à lui et qu’il avait du mal à se débarrasser de moi. Hoho, trop drôle ça ! Comble du kitsch : l’amant lui a même parlé de noces de chair. L’ami thésard doit sortir faire une course, improbablement habillé avec un déguisement de l’armure de bronze de Pégase sous son imper. Quand je vais raconter tout ça à mon chéri il va se poiler !
Le caractère réel ou fictif d’une intrigue familiale fluctue sur fond d’angoisse. Un père et une mère lancés dans une quête de leur adolescent de fils parcourent les Etats-Unis tout en tentant d’échapper à une horde de dangereux poursuivants. Ils sont partout, ils sont diaboliques ! Alternativement je suis les deux parents selon le moment. Je suis la mère au volant d’un pick-up retrouvant mon enfant dans une province reculée. Je suis moi-même sortant de l’immeuble, mais pressé de revenir dans l’appartement au 5ème étage où j’ai oublié quelque chose, si possible en cachette de la concierge sur le pallier. Je suis le père rejoignant ma femme et mon fils dans la chambre d’hôtel, illuminé d’une solution pour échapper à nos agresseurs. Il faut qu’on se parle.
Sur le point de lui expliquer comment faire, une fillette surgie de nulle part apparaît sur le bord de la fenêtre ouverte, menaçante, ricanante. Elle fait partie de nos ennemis et nous a repérés, nous signifiant qu’on ne pourra jamais leur échapper, que ce n’est qu’un avant-goût de toutes les souffrances à venir l’an prochain. Pour éviter qu’elle n’aille nous dénoncer, je saisis le cordon du rideau et l’enroule rapidement autour de son cou avant de la pousser dehors. C’est abominable mais je n’avais pas d’autre choix que de la pendre. Misère, suspendue sur la façade de l’immeuble à la vue de tous nous risquons de nous faire griller encore plus vite ! Je saisis ma femme par les épaules et lui dis qu’il y a tant de choses sur lesquelles nous pouvons compter. Tout ça a à voir avec les noces de chair ! Il faut qu’elle se souvienne que nous pouvons toujours nous retrouver dans nos rêves pour communiquer. Ils sont prémonitoires. Mon fils me fait sursauter, je ne l’avais pas vu, et ma femme à bout me lance « tu en es encore là ? » en référence à la fille que j’ai tuée… Un faux mouvement et j’aurai pu tuer ma progéniture aussi. Mais pourquoi sommes-nous poursuivis ? Endossant fugacement un point de vue extérieur, je comprends que le couple a dû tuer un certain nombre de gens pour qu’on leur en veuille autant.
De
nouveau dans la peau du père, nous sommes attaqués par une gorgonne que nous terrassons je ne sais comment, avant d’en faire une alliée. Coup sur coup, un autre monstre prend la relève, sous la forme d’une énorme tête de Méduse, haute jusqu’au plafond, rampante et déterminée à nous figer en pierre. Vite, que tout le monde s’abrite sous les couvertures ! Comment allons-nous nous défendre ? J’ai bien envie d’envoyer la gorgonne s’en charger, bien que ce soit du suicide !
vendredi 7 juillet 2006
The memory remains
L’ami thésard en cinéma et moi nous dirigeons vers un rassemblement pour un événement gay impossible à déterminer. De loin j’aperçois mon ancien ami le géant kabyle. Pitié, pourvu qu’il ne me voit pas, assez de ces engueulades à n’en plus finir ! Je fais demi-tour tout en maintenant ma surveillance. Trop tard ! Ses grandes jambes le portent jusqu’à moi. Les années n’ont pas atténué sa rancune, il est toujours très remonté contre moi, moi aussi, mais sa haine est bien plus expansive que la mienne. J’essaie de garder mon calme devant le flot de jurons et de menaces. Il prétend avoir kidnappé mon bien-aimé. En fond sonore passe « The memory remains » de Metallica. La berceuse lugubre de la vieille femme ajoute une touche ténébreuse à l’atmosphère. C’est sûr, les souvenirs restent.
jeudi 6 juillet 2006
La mouche
Une énorme et vilaine mouche interrompt la quiétude de mon cocooning. Si je la capture, elle servira de festin qui plaira certainement à mon utricularia.
Ses fleurs blanches sont comme les bouches des dionées, et ses tiges articulées comme celles des mimosa pudica. Et puis quel plaisir de donner la becquée à une plante carnivore ! J’utilise la même technique depuis longtemps : le vaporisateur dans une main, une paire de ciseaux dans l’autre. D’abord surprendre l’insecte dans un jet continu de brume qui alourdira ses ailes et l’obligera à se poser. Puis un coup de ciseaux net pour le couper en deux ! Voilà, j’en ai même fait 3 gros morceaux ! Mais l’animal est coriace. Alors que je le croyais mort, ses ailes vrombrissent encore et il s’envole. La bataille recommence en même temps que s’accentue le dégoût du toucher avec l’insecte. Je veux le récupérer dans un mouchoir mais il me saute à la gueule en laissant une traînée de chair sur ma joue. Quelle horreur ! Ça me fait comme d’essuyer du pâté de fromage de tête, mais en pire. Bientôt s’installe la sensation de me battre contre alien, c’est horrible mais surtout sale, répugnant, immonde !
Ambiance festive sur le quai d’une gare avec mon bien-aimé, l’ami royal, l’ami nordique, et quelques amis asiatiques à eux dans des scènes de ménage grimaçantes, hystériques, grotesques mais avec des accents de science-fiction. L’ami royal espère qu’on pourra prendre le temps de se parler. Quittant les lieux, je dois les laisser un instant parce que je
crois avoir oublié des affaires sur le quai. Tout bascule dans un hôpital psychiatrique où je suis en stage. Certains patients sont défigurés par la maladie mentale. Et si je me désignais préposé à la bibliothèque spécialisée du service ? Une impression de déjà-vu est renforcée par l’aspect ancien des locaux, des objets, mais également relayée par le discours de certains membres du personnel qui, lassés, disent en avoir marre d’y travailler depuis des années, de voir la même chose. Si eux se sont lassé, qu’en sera-t-il pour moi ?
dimanche 16 avril 2006
Comment vivre avec des droïdes ?

En remplacement de la panthère noire, mes parents ont adopté un phoque qui vivra dans le jardin. Mais attention, c’est un phoque artificiel, une réplique mécanique plus vraie que nature. Il était vendu sous forme de bouée gonflable à laquelle on peut insuffler la vie en la remplissant d’air à bloc. C’est vrai qu’on dirait un vrai phoque, plus lourd qu’un simple ballon de baudruche, plus léger qu’une machine avec toutes ses pièces métalliques, la technologie repousse les limites du miraculeux, précisément en ce que le faux phoque réagit comme un vrai animal domestique : il est joueur et tendre. C’est tellement adorable ! Jeux d’été, jeux d’eaux, je vais penser à changer de maillot de bain usé par la piscine. Ma mère s’amuse du concours auquel ma cousine et moi allons participer.
La scène bascule sur le décor d’un étage d’hôtel pour une dédicace de ne je sais quelle idole des jeunes, venus en nombre à faire craquer les murs. Au milieu de cette frénésie, je repère un petit robot agile lancé à notre poursuite pour nous trucider, ma cousine et moi. Trop tard, il nous a rattrapés ! Par je ne sais quel réflexe de survie, je le saisis et l’envoie faire un vol plané par dessus le balcon d’une chambre. C’est là sous estimer son agilité féline. Il saisit la balustrade pour se récupérer et revient à la charge, cette fois sous la forme d’une grande femme brune et bouclée. Je sais que c’est toujours un androïde, la preuve : elle ne sent rien quand je lui arrache un œil !
jeudi 6 avril 2006
L’invasion des double-face

Vision d’un manga avec deux jeunes filles liées par la jalousie et la convoitise. L’une a une aura bleue, l’autre jaune. Tout commence quand l’une attire et envoie l’autre dans une dimension parallèle, un monde informatique, pour avoir la paix une fois pour toute. Loin l’une de l’autre tout se passe mieux, elles s’entraident même à distance. Mais et si on revenait au début et qu’on inversait les rôles ? Et si c’était l’autre qui avait basculé ? Dans cette version, une bande d’amis à elles se volatilise en laissant des traînées de sang. C’est une trahison de leur accord ! Le monde rampe sous la domination de la cyber magicienne qui se refuse à toute aide de sa consoeur. Les événements sont si vite bouleversés quand les fils sont tirés par d’autres mains.
Des tas de gens paniqués sont entassés dans un étage de bureaux. J’y retrouve deux tantes et ma cousine. Tout vibre, on
dirait aussi que les salles se déplacent pour se réarranger. Il s’avère que nous sommes dans le vaisseau mère d’extraterrestres venus envahir la planète. Quel sort nous réservent-ils ? Nous sommes rassemblés dans une salle, où ils se présentent enfin à nous, tous portant le même double visage inquiétant. Combien sont ils ? 10,12 ? Alignés contre le mur, ils nous saluent dans un rituel étrange : nous leur donnons simultannément des coups de pieds dans le ventre, plusieurs fois, mais en en épargnant un à chaque tour. Profitant de la bousculade, l’un d’entre nous parvient à saisir la carte magnétique d’un double face pour ouvrir le portail. Nous nous échappons tous dans la confusion, mais je ne veux pas en rester là ! L’invasion a déjà commencé et je fais une affaire personnelle d’en exterminer le plus grand nombre ! Ce n’est pas si simple parce qu’ils ont pris l’apparence d’humains, en bien plus forts et plus rapides.
Armé de fines règles métalliques en guise de matraques, j’en repère un dans la maison familiale. Il résiste bien à la correction,
mes triple-décimètres raccourcissent en tombant en miettes, mais je lui inflige le coup de grâce en lui en plantant un dans la tête, qui lui traverse la mâchoire et ressort par le sommet du crâne. Une partie de l’os en est emporté et laisse à voir l’intérieur avec le cerveau en bouillie. Ma mère vient s’asseoir à côté tout contre lui dans une attitude étrangement compatissante. En guise d’hommage elle a envie de le cajoler, lui caresser les bords de la cavité cranienne. C’est
totalement répugnant ! C’est comme ça qu’elle compte lutter contre eux ? Pourquoi est-ce que personne ne m’aide ici ? J’en pulvérise encore 2, 3, 4 ! Dans la chambre, mon frère confirme mes soupçons quant à un vieux colocataire russe devenu depuis un envahisseur. Il est trop rapide et m’échappe ! Riant de moi, il s’est réfugié dans l’image du téléviseur. L’invasion ne fait que servir l’intérêt général, s’esclaffe t-il. Ah ouais ? Dans un éclair de génie, je débranche subitement l’appareil, comprenant que mon geste le promet à une mort certaine. L’image s’estompe tandis que je le vois hurler et convulser dans d’atroces douleurs. Ouais c’est ça, crève ! Crève !!!





