jeudi 22 mars 2007
Marianne Le Pen
C’est la foire sur le plateau d’une émission radio où Marianne James est invitée. Elle a mis un bonnet phrygien et amuse l’auditoire avec des imitations impayables. Elle prend une grosse voix, reproduit les tics verbaux et les respirations d’un triste sire… Qui ça peut être ? Qui c’est ?? Qui ??! C’est Jean-Marie !! Tout le monde rigole, s’hystérise. Elle est plus grande et plus large que lui ! Un chroniqueur hausse le ton en lui rétorquant qu’elle ne peut pas faire ça, lui signifie que c’est honteux, surtout de la part d’une bougnoulette comme elle. Bougnoulette ? Marianne is shocked ! La pauvre reste bouche bée de cet affront, tout comme son teint se maghrébise.
mercredi 1 mars 2006
La gerboise dans tous ses états
Je n’en finis plus de m’exciter dans cette boutique spécialisée devant les comptoirs remplis de dagues et coupe-papiers gothiques. Ces lignes parfaites, ces courbures dentelées, quelle beauté, quel raffinement ! Il y a aussi plein d’articles de japanime mais ça m’intéresse pas. Bon ben je vais prendre celui-ci (magnifique double lame en forme de S avec un manche au centre). A force de tourner autour des vitrines, les vendeurs se sont mis à se méfier de moi. L’un d’eux –un arabe- me fait les poches. Je me laisse faire pour prouver ma bonne foi. Ah, un autre client a disparu en emportant tout un tas de fanzines et produits dérivés. C’est de lui dont ils auraient dû prendre garde ! Misère ! Consécutivement à leur méprise ils me parlent comme à un client fidèle. Eh ben il leur en faut peu pour se permettre les familiarités.
En l’honneur de l’anniversaire de la meilleure amie de ma cousine, ma famille élargie va organiser une grande fête. On attendra des dizaines d’invités peu importe qu’ils la connaissent. J’arrive mais pas les mains dans les poches. Malgré tout mon petit paquet cadeau a l’air pitoyable à côté de ceux que porte ma cousine qui en a plein les bras. Et en plus ils sont soigneusement emballés. «
Alors, qu’est-ce que tu vas lui offrir ? qu’elle me demande/ Bah un jeu de société/ Ah ça non alors ! ». Elle proteste, ça va être super chiant de proposer à tout le monde de participer. Oh mais je rigole ! Je lui ai acheté un super DVD. Dans le jardin mes frangins cajolent un chat et un lapin en cage. Que c’est adorable. Le matou apprécie au plus haut point et se tortille langoureusement. Dans le jardin je suis en compagnie de l’ami au surnom de rongeur. Vautré par terre sur lui en pyjama, il trouve que j’ai de très belles jambes. Ah mais peut-être qu’il aimera aussi mon cul, tiens regarde, je me défroque ! Non pas ça qu’il proteste ! Bah je plaisantais, j’avais pas l’intention de lui montrer plus que ma raie. 
Dans le jardin des voisins, ça s’agite. Deux gerboises sortent de leur terrier. Oh merveilleux, c’est le comble : la gerboise rencontre les gerboises ! Ah ben non ce ne sont que de vulgaires gerbilles, elles n’ont pas les pattes arrières caractéristiquement allongées pour bondir. Ça s’agite encore. Une gerboise, une vraie surgit ! L’instant suivant son apparence change. Debout sur ses pattes, les oreilles droites plus grandes que son corps, elle est complètement ridicule. On la croirait dessinée à la va vite dans un manga. Un bond déséquilibré et elle se vautre sur place. Un second bond et elle passe au-dessus de la clôture. Hop hop hop, elle s’isole dans un coin pour la grosse commission mais se laisse caresser. Elle est si douce, son pelage un peu collant et sucré me rappelle les pâtisseries au beurre de Papy Brossard avec des pépites de chocolat. Je suis tenté de n’en faire qu’une bouchée ! Une vision change mon point de vue sur le petit animal : ni tout à fait animal, ni tout à fait inerte, le corps de la créature n’est qu’un récipient vide qui se remplit de crottes en forme de câpres. Quand elle est trop pleine pour se déplacer confortablement elle doit délester sa cargaison. Courage petit animal ! Il reste encore quelques crottes dans ta queue cylindrique ! Remue-la et les boulettes tomberont !
dimanche 5 février 2006
Le ténia de mer
Vision du ténia, un étrange ver marin en forme de long boudin noir. La spirale est sa posture préférée. Il m’intrigue tellement que je tiens à le pêcher au filet pour mieux le connaître. Plus facile à dire qu’à faire car l’animal est fort et dangereux. Le contact de sa peau inflige une morsure corrosive, c’est pourquoi la plus grande prudence est requise. A l’angoisse du toucher se superpose également un certain dégoût. Hâtivement, je le piège en le saucissonnant dans le filet alors qu’il est enroulé en spirale. Pour éviter qu’il ne s’échappe je demande au premier venu de m’aider à serrer le nœud fait à son corps en tirant énergiquement dessus. Crac ! A quelques petits endroits sa peau se déchire pour exposer sa chair de boudin noir. Oups, il va devenir agressif. Inexplicablement je perçois ses pensées, il ne comprend vraiment pas pourquoi je veux faire connaissance avec lui, et s’échappe. Misère ! Pourvu qu’il ne s’en prenne pas à moi en me mordant la cheville sous l’eau !
Je me mouche. Vision de l’intérieur de ma fosse nasale devenue une caverne où ma crotte de nez est un petit mammifère bleu et glabre détalant jusqu’à buter plus haut sur des ossements. Il y a dans ces grottes un carnassier plus dangereux qui va le bouffer tout crû !
mardi 24 janvier 2006
Les lasagnes de Sally
Je suis la flamboyante Sally Spectra de Amour, Gloire et Beauté, dans une humeur vindicative extrême, faute à un homme qui a osé me faire je ne sais quel coup bas humiliant. A mon tour j’entends bien ourdir une revanche aussi terrible que basse ! Toute douce et mielleuse, je l’ai invité à dîner en lui faisant croire à quelques souhaits d’apaiser nos rapports, alors qu’en fait je compte lui 
servir un plat de lasagnes dans lequel j’aurai déféqué !!! Comme je suis infâme ! Mon invité s’attable et salive d’avance sans se douter de rien. Il faut dire que les excréments se mélangent bien à la viande hâchée, tellement bien que ma victime enchaîne les coups de fourchette avec appétit. Il en raffole vraiment et m’invite à me servir pareillement. L’angoisse monte pendant qu’une atmosphère de film d’horreur apparaît puisque j’ai une vague impression que la merde est aussi de la chair humaine. Mon invité est si conquis par ce met qu’il me poursuit jusque dans la cuisine avec le plat pour que j’y goûte. Maintenant il se sert directement dans le récipient posé à même le carrelage, avec des morceaux de pains de différentes variétés qu’il me tend. « Non merci, je n’ai pas très faim, je vais juste manger le pain » tandis que je me tourne vers les bocaux remplis de farines colorées qui ont servi à préparer autant de pains maison. Ma sensation de supplice se superpose avec la vision d’un chat obèse enfermé dans un aquarium sphérique, reposant sur le plat de lasagnes. Je veux arrêter tout ça ! Il faut pour ça libérer le chat en brisant le bocal. Vision du meuble sur lequel a été lancée la sphère de verre, et dont certaines parties manquent dans une forme courbe en creux, comme si le choc avait fait disparaître le bois selon les contours de la sphère. Dans un fauteuil est nonchalamment avaché mon fils, un beau gosse aux cheveux roux mi-longs, l’air arrogant et sûr de son charme ravageur, qu’il décide tout à coup d’aller exercer ailleurs qu’ici. Ça ne m’aide pas beaucoup avec mon piège qui se retourne contre moi, surtout quand mon invité conquis veut maintenant m’embrasser ! C’est encore plus affreux d’imaginer unir nos bouches après toute la merde que la sienne a englouti ! Dire que tout ça passe à la télé !
mardi 4 octobre 2005
Vade Retro Fécalome

Ça a usiné dans les toilettes de la maison familiale. Tout le monde s’y est mis après le copieux dîner riche en viande. Maman observe le débit de la chasse d’eau et perçoit intuitivement que le conduit est bouché. Par des manipulations savantes sur des canalisations dont je n’avais jamais remarqué la présence, elle coupe l’arrivée d’eau froide et remplit le réservoir d’eau bouillante. Ça dissoudra certainement le bouchon. Mon second frère veut aider en tirant encore une fois la chasse sans contrôler le niveau d’eau. C’est la maladresse incarnée, et bien sûr la cuvette vomit sur le sol eaux souillées et immondices, dont un gros steak de bœuf à moitié digéré. Tiens, je me dis que celui-là, c’est moi qui l’ai fait !
Qu’est-ce que l’ami historien est bien foutu dans son t-shirt blanc à manches longues qu’il remplit à la limite d’en faire craquer les coutures ! Et pourtant il ose me dire qu’il a perdu des épaules, des bras, que son épaule droite est moins forte que la gauche.
Retour sur mon dernier lieu de stage, qui est aussi un terrain agricole et d’élevage. On y fait pousser tous les légumes du potager. Je dois partir maintenant. Mon maître de stage me dit que je suis le bienvenu pour rester un peu plus, il y a de quoi se loger et je prendrai le train de jeudi matin. Euh c’est très gentil mais non merci, il faut vraiment que j’y aille.
lundi 22 août 2005
Jamais sans ma cousine
Mon cher papa a accepté de laisser ma cousine conduire la voiture dans les villes de l’Essonne pour l’entraîner en vue de l’exam du permis. Au bout d’un moment il nous laisse seuls pour aller se reposer, c’est donc moi qui suis chargé de la superviser tandis qu’elle s’insère sur l’autoroute. Et elle manœuvre pas mal du tout !
Soudain en passant devant une voiture de police en surveillance sur le bord de la route je me rappelle que j’ai pas non plus le permis ! Damned, et si on se fait arrêter on risque de prendre une grosse amende et de la taule, enfin surtout moi, forcément c’est moi qui la laisse conduire ! « Dis, chère cousine tu veux pas que je prenne le volant à ta place ? J’ai plus l’habitude… ». Non qu’elle me répond, elle tient à conduire jusqu’au bout malgré que sa tenue de route devienne de moins en moins assurée à mesure que mon angoisse monte. Je voudrais appeler mon père mais comment pourrait-il nous rejoindre ? Dans un virage elle déboule rapidement en grillant une priorité à droite tout en passant tout près d’une femme avec un landau, tout ceci dans le champ de vision d’une voiture de police qui nous suivait. La femme est scandalisée, elle note le numéro d’immatriculation de la voiture et compte le signaler aux flics ! Il faut se séparer, je descends du véhicule que ma cousine va cacher plus loin dans un quartier vert plein d’arbres et de buissons. Je la perds de vue alors je l’appelle pour savoir où elle est tout en essayant de rester discret puisque la femme et les flics patrouillent sans savoir que nous étions dans la voiture. Je la vois enfin de loin marcher vers moi, elle me parle avec le kit main libre en tentant de bouger les lèvres le moins possible pour ne pas se faire remarquer. Va t-on arriver à bon port?
Vision de mon père endormi dans la maison familiale. Il remue beaucoup et son sommeil est agité. Ma mère me propose de la glace avant même que je ne commence le plateau de crudités courgettes-orties qu’elle a préparé. Ça m’exaspère, elle peut pas attendre que je finisse mon assiette ? Je lui dis que c’est comme si je lui proposais de gagner au loto alors que j’avais pas encore joué. En même temps je supporte pas non plus de savoir que les voisins parlent d’elle comme d’une gourde.
Je décide de regarder des épisodes de Friends sur des K7 vidéo dans lesquelles s’insèrent aussi des court-métrages gay avec des cow-boys. Certains sont joués par des ados parfois bien jeunes en chemise sans manches grande ouverte sur leurs torses dessinés. Après-coup je m’aperçois que la pochette du film montre un postérieur d’homme cambré en avant avec un cercle noir plein masquant son orifice. Oups, dire que j’ai regardé ça avec mes frangins ! Dans
l’histoire du court-métrage western, les
garçons se rapprochent entre eux dans des gradins, mais ça se flingue aussi pas mal, il y a des morts, des deuils. Scène d’animaux extraordinaires qui tractent des maisons comme des carioles. On dirait des énormes bisons de 10m de long avec des cornes multicolores de bélier et un pelage très noir.
Comme la maison familiale est immense ! Je coule un bronze sur le trône mais la minute d’après je me rends compte que je suis dans le séjour devant la télé. Bon je vais ramasser mes étrons et les jeter dans les chiottes turques. Le trou est un immense trou carré qui donne sur un sous-sol avec un point d’eau carré où sont évacuées toutes les ordures de la maison. C’est là qu’il faut que je jette mon sac. L’Anpe a prescrit à maman une formation douteuse de piano et d’histoire mais je doute qu’elle arrive à la suivre.
Je traîne dans une galerie marchande avec un garçon chinois qui essaie de me draguer. Je daigne lever mes défenses et me laisse aller à bavarder avec, mais il a pas l’air très attentif. Oh mais tu m’écoutes ? Non, qu’il me dit, l’air de penser que puisque je suis avec lui, c’est dans la poche, je suis dans son lit ! Je suis outré et presse le pas pour le semer !Vraiment je supporte pas ce genre de mecs !
Une histoire confuse d’instance de divorce avec une garde partagée des amis des mariés. Un ami de l’épouse va passer le week-end avec un collègue du mari. Vont-ils bien s’entendre ?
vendredi 15 juillet 2005
Defequorium
Sur mon ancien campus, une grosse envie pressante m’oblige à m’éclipser entre deux cours, malgré le caractère hautement sordide des commodités de ces lieux. Dans mon sillon je ponds quelques prout mais je crains de constater avec effroi que la dernière flatulence n’a pas laissé échapper que du gaz… C’est là que je me dis que le nombre des années est inversement proportionnel à la tonicité du sphincter. Besognant sur le trône, les mètres de papier hygiénique défilent pour ôter de ma peau le produit du frottement de mes selles contre mes jambes à l’intérieur du pantalon: de la merdasse en grumeaux sous forme de pépites couleur caca d'oie. Quelle insoutenable pestilence ! Jamais je n’arriverai à passer inaperçu avec cette puanteur pour rentrer chez moi changer de pantalon !
jeudi 26 mai 2005
Moi, voyeur ? Jamais !
Petite visite chez ma cousine et ses parents chez qui j’ai promis de passer la nuit. A la télé il n’y a que des sitcoms nulles. Au moment du coucher la famille réalise avoir oublié de me prévenir que les WC sont bouchés depuis plusieurs jours. Bah mon oncle me dit qu’aux USA il s’était déjà constipé comme ça. Vraiment dégueulasse ! Tans pis j’attendrai demain de rentrer chez moi pour utiliser le trône.


A la télé Abigail se cogne. Abigail est jouée par Sarah Michelle Gellar. Quand cessera-t-elle d’être perturbée? Je zappe sur un docu sur Marilyn Manson qui fait un virage SM côté look avec des talons très hauts sur scène. Il a utilisé un de mes dessins pour une partie du décor ! Je veux être là pour en parler ! Il raconte être devenu hardeux goth après 5 ans de vie austère, mais aujourd’hui il doute artistiquement.
Je traîne un peu dans la maison et par inadvertance surprend une autre cousine plus âgée que moi pratiquer un peu de kama sutra avec son ami dans sa chambre. Oups ! Par chance ils m’ont pas remarqué. Ma première cousine à qui je rapporte l’incident a très envie d’aller espionner. Ah non pas question ! Je suis pas d’accord !


