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La folie guerrière qui s’éprend de mon paillasson quand on le frôle du bout des lèvres

mercredi 25 avril 2007

Comment se défendre contre les spectres

Nicolas Sarkozy est un homme dangereux. Vision d’horreur où l’intéressé vêtu de noir sur fond noir, s’adonne à l’anthropophagie. 100_1268__Large_

Visite touristique avec l’amie de Bilbao d’une immense maison espagnole qui se trouve être un joyau d’architecture. Nous arrivons dans une grande pièce avec des fontaines, ouverte sur le jardin, et où les surfaces sont revêtues de mosaïque en céramique bleue. Voilà l’idée que je me fais de la sérénité.

Séance de travail au sein d’un groupe où chaque membre pilote un projet différent en présence d’une consultante qui nous aidera individuellement. Chacun déambule dans la pièce en espérant que l’ambiance studieuse sera propice à accoucher de fructueux écrits sur place. Ça a l’air de fonctionner fort avec un des mecs, vu comme la consultante lui assène des commentaires que je tente –en vain- d’écouter pour en prendre de la graine. Ah ! Elle a terminé avec lui, à mon tour donc ! Je n’ai même pas le temps de présenter mon sujet que la dame, visiblement exaspérée, prétexte qu’elle doit partir pour un anniversaire pour me laisser en plan. Comment vais-je rédiger mon rapport ?

Sexy_Man_Stretching_1_Scène de vacances sur la plage peu avant l’aube. Allongé sur une dalle de béton qui surplombe le panorama, je suis occupé à prendre des notes. Juste à côté de moi, un bien joli jeune homme en bermuda flirte avec sa copine. J’aime son teint exotique oriental ou indien. La tension sexuelle monte. Ça bascule en préliminaires. Il est si irrésistible que mes mains veulent participer. Je me joins à eux pour lui caresser le torse et le bas ventre, mais me retrouve finalement en tête à tête avec lui. Il m’avoue sur le ton du reproche que tout ceci n’est pas vraiment un hasard, qu’il me connaît : on s’est rencontrés à l’âge de 10-12ans. Je lui plaisais mais je l’ai parfaitement ignoré. Ah ? Je n’en ai aucun souvenir. Etait-il si insignifiant que je ne l’ai même pas remarqué ? Si c’est le cas, il a drôlement changé. De toutes manières, à 10-12ans, j’étais peut-être un peu trop jeune pour faire des cochonneries.

T0002258_1_L’appartement de mon bien-aimé est en même temps notre lieu de villégiature. Manifestement, le lieu est hanté par l’esprit d’un enfant qui s’intruse dans nos activités par des manifestations aussi discrètes qu’effrayantes. Je discute avec chéri et soudain les jambes du fantôme apparaissent dans mon champ de vision en descendant du plafond. A un autre moment, une forme indistincte sort doucement de sous le lit et se met à chanter joyeux anniversaire d’une toute petite voix. C’est la tête du petit Penguin400_1_spectre dont les longs cheveux noirs masquent le visage. Il suffit ! Je piétine énergiquement cet importun, de toutes façons, il est déjà mort ! Chéri me confie avoir peur si je le laisse seul ici. Moi qui devais justement sortir cet après-midi. Tant pis ! C’est ma cousine qui aura peur aussi si elle vient. L’énergie spectrale fait se matérialiser d’autres illusions bizarres, tels ces deux pingouins qui traversent le salon. Je refuse de me laisser faire et shoote dans les deux apparitions qui s’évaporent aussitôt.

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mardi 30 janvier 2007

La condescendance des trépassés

En fonction à l’accueil de mon ancien lieu de travail, je réponds précautionneusement au téléphone en empoignant le combiné à l’aide d’un hideux chiffon. C’est que je suis scruté, à la moindre mauvaise réponse on me regardera de travers ! Allo, ici le service d’information informatique éco-gestion. Ah, c’est la mère de mon bien-aimé qui désire lui parler. Non, l’instant suivant c’est ma mère en train de répondre à sa propre mère au bout du fil. La vieille femme est folle, elle n’entend rien, elle hurle en rabaissant maman du haut de sa suffisance ! Comme elle est détestable ! Et ma mère qui acquièse quand la harpie lui signifie que sa vie est morne, qu’elle tourne à vide. Ma vie est tellement plus intéressante. Je n’ai jamais rencontré Mamie et je n’ai aucune envie de faire sa connaissance. Simultanément sur un écran, apparaît un insolent fantôme jaune. Son air enjoué enfonce le clou pour narguer maman.. La seconde d’après c’est un ptérodactyle spectral chargé de protéger un œuf. Justement il doit partir, on l’appelle. Il se déplace trop curieusement, en lévitation et à reculons. Il suffit ! Je sors d’ici pour manger un délicieux sandwich dans un pauvre bar, ça me calmera.

ghostPterodactyl_202_1_

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lundi 4 septembre 2006

The life aquatic director’s cut

thelifeaquatic_1_Vision d’une autre version de « La vie aquatique » mais du point de vue de Keen Apagante, le personnage joué par Angelica Houston qui s’avère fascinant et haut en couleur. Une nouvelle dimension est donnée à l’intrigue tant Keen est passionnante, énergique business woman à qui on la fait pas. « Say something, drink ! » clame t-elle à de jeunes acteurs qui font leurs premiers pas dans le métier. boulay_1_Dans l’école de ciné qu’ils fréquentent encore, on mallaury_nataf_1_1_peut croiser Steevy ou même Mallaury Nataf apparemment pleine de projets en laure1_3_1_cours. Dans les couloirs on croise aussi Laure du 1er Loft Story qui n’a trouvé d’autre issue que de passer la serpillère sur les carrelages. Très aigrie, elle prend à partie son ancien camarade et lui prédit le même destin. Dans cette fac, les profs sont aussi brillants que spéciaux. Ils planent littéralement dans leurs théories au grand damn des étudiants qui n’ont que de vagues indications pour avancer leurs travaux. Il est soudain question d’un scénario de film fantastique génial dans lequel je vais avoir un rôle, mais rapidement la dimension fictive s’estompe pour laisser pleinement place au caractère réel de la situation : deux amies tiennent à m’aider pour mes horribles cauchemars récurrents. L’une est très amoureuse de moi –d’ailleurs c’est ma petite amie- à l’insu de l’autre qui nourrit aussi des espoirs à mon endroit. Cette dernière est un peu magicienne. Elle connaît un rituel pour m’exorciser. Grâce à un bâton d’où pendent des plumes ou des coquillages, qu’il faut agiter au-dessus de ma tête, toutes les images négatives devraient disparaître, au profit de pensées paisibles et calmes. Alors, ça a marché me demande t-elle ? Eh bien non, ma vision est trouble et je n’arrive à me focaliser sur aucune idée. Elle secoue encore le bâton au-dessus de moi pour sonder mon esprit, qu’elle scanne instantanément. Fatalement elle découvre ma liaison avec son amie. De bienveillante guérisseuse elle vire à vindicative ensorceleuse. « Tes cauchemars, ils ne sont pas prêts de s’arrêter, ils commencent à peine ! » me lance t-elle hostilement avant de se volatiliser. decoteauDans la salle de bain ma bien-aimée est morte subitement. Une ambulance vient évacuer le corps dans une bâche vert sombre. Je n’ai même pas pu la voir une dernière fois, mais de toutes façons je n’en ai aucune envie tant tout ça me glace le sang. Ce n’est que le début en effet, la sorcière a scellé une malédiction sur moi en condamnant l’esprit de ma bien-aimée à me hanter sous forme d’un effrayant revenant. C’est son peignoir qui sert de relique vaudou. Dans un sursaut de courage, je cours saisir l’objet maudit pour me mettre au lit tout contre. Si tu veux revenir me cherche, je t’attends spectre ! Le générique de fin du film d’horreur  défile. Le nom du compositeur attitré des films de David De Coteau y figure, d’ailleurs plusieurs publicités pour ses compilations sont insérées dans les crédits. J’adorerais en offrir à mon ex-comédien, de vrais bijoux de kitscherie !

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vendredi 18 août 2006

Histoires de fantômes nippons 2

japanesefoodQuittant un cours passionnant à la fac avec quelques étudiants, nous discutons ensemble en descendant le grand escalier en colimaçon carré. Au rez-de-chaussée, on me propose de m’attabler pour goûter à d’appétissants mets japonais. Mmmh, délicieux ! Curieusement je fil_rougetrouve mes compagnons de table suspects, pas très naturels. Dans mon bol de soupe flotte un bout de fil rouge qu’ils insistent à me faire avaler. Surgi de nulle part, un mort-vivant m’attaque. C’est le corps décomposé d’un vieil hozombimme. Je me débats, je me défends, contre lui et contre mon angoisse. Deux autres zombies, un homme et un garçon m’attaquent à leur tour. Ce sont l’enfant, l’oncle et le grand-père d’une même famille, tous manipulés par mes hôtes qui ont enfermé leurs âmes dans le fil rouge. C’est ainsi qu’opère le sortilège. Ils comptaient le sceller en protégeant le fil à l’intérieur d’un corps humain, de sorte que jamais leurs âmes ne trouvent le repos éternel. Voilà pourquoi je devais le manger : les zombies deviendraient des esclaves indestructibles. L’idée contraire me traverse, et si en le mangeant leurs âmes étaient libérées ? Dans les pièces voisines, ma mère et mon grand-père rouspètent après moi à cause du bruit que je fais. C’est pas ma faute si je dois me bagarrer !

Et si j’allais changer ma monture de lunettes mais pas les verres ? Chez l’opticien, la vendeuse très avenante ne peut me proposer que deux modèles en plastique épais. Rouge ou vert. Euh, c’est quand même moche, en plus ça me donne une tête de gosse. Elle me dit qu’elle a un faible sur la paire verte qui me donne beaucoup allure. Mais, elle me fait du gringue là ? Bon de toutes façons rien ne me plaît, je reviendrai.

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samedi 5 août 2006

The slaugh boat

Scène de calins avec l’ex breton de l’ami du Trésor. Qu’est-ce qu’il est beau dans mes bras.

super_yachtLes soirées de l’ami au surnom de rongeur sont toujours des plus ambitieuses ! Pour son anniversaire il a carrément loué un yacht qui file à toute allure sur la rivière qui traverse la capitale. Les invités sont trop occupés à se distraire et s’amuser pour s’inquiéter du fait que nous ne sommes que sur pilotage automatique. Les trajectoires sont dangereuses et rasent les quais. Nous passons devant la police fluviale aussitôt alertée par notre vitesse. Eh on ferait bien de faire demi tour ou du moins de ralentir… Il était vraiment temps : nous remarquons que le cours d’eau finit en cul de sac par un promontoire donnant vue sur la ville. Un peu plus et nous nous écrasions.
cemeteryLe yacht est maintenant un paquebot échoué sur une plage. Il faut absolument quitter le navire. On a besoin de mes bras pour porter des valises. Passant à côté d’une cabine je vois flirter l’ami chercheur biologiste et l’ami le maître aux tortues. Ce dernier a une mine terrible. Le teint gris, les yeux irradiant de lumière verte. Est-il surmené ou pète t-il le feu ? Vision des rescapés en file indienne sur la grève. Je poserai les bagages dans un appartement ou une chambre d’hôtel, avec vue sur le cimetierre de Montparnasse.

baldAssis avec des amis sur les ruines des fondations de je ne sais quelle bâtisse, nos discussions sont troublées par d’étranges et lugubres visions. Tantôt je vois un cadavre nu de gros nourrisson, tantôt une femme chauve nue au corps androgygne ou peut-être hermaphrodite me parle. Ils apparaîssent et se volatilisent aussitôt. Ce sont les spectres qui hantent les lieux, ou peut-être la folie.

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mardi 27 juin 2006

Dans la panique j’ai baisé 2

Petit dîner pépère en terrasse d’un restaurant avec l’ami d’enfance d’Orléans. On a pas arrêté de se voir ici même depuis quelques jours. Juste derrière lui un beauf assis se retourne sur nous et nous interpelle grossièrement en nous prenant de haut. Il nous a reconnus, il sait qu’on vient souvent ici, mouahaha ! Non mais c’est quoi ces manières, d’où il se permet de nous toiser ? Il est question d’un tournage de film dans la rue, c’est ce que j’ai lu dans haricotles journaux, mais je veux surtout échapper aux caméras. Moi figurant, jamais ! Allons nous servir de haricots et de poulet dans les deux bennes disposées plus loin, comme au self. C’est maintenant en compagnie de mon frère et ma cousine que je suis, dans la cour de notre ancienne école et de nuit. devilpoulet1Misère y a déjà plus de poulet, seulement des os rongés. Tiens, ma cousine nous fait remarquer qu’un os roule tout seul par terre. Bizarre, c’est le vent non ? Oh mon dieu, c’est vrai, il bouge de lui-même ! Des tas de morceaux de poulets, ossements, viande, glissent sur le sol pour s’agglomérer ensemble en un amas compact. On y reconnaît une silhouette humaine, qui soudain se lève ! C’est un fantôme ! Ou peut-être même le diable ! Je saisis un trident, lance un bâton à ma cousine pour nous battre contre lui, armé de son propre trident. L’enfoiré se défend bien. La bagarre se fait duel au moment où je me retrouve tout seul. J’opte pour la retraite dans l’enceinte de l’établissement, les jambes à mon cou, et terrorisé qu’il surgisse devant moi. Sautant dans l’ascenseur à activation manuelle, je me dis que j’ai eu là une mauvaise idée. Si jamais le ghostchilddiable me trouve ici, je suis cuit ! L’atmosphère d’épouvante est à son comble quand je croise dans les couloirs des fantômes d’enfants ricanants. Je les connais, ce sont tous les élèves que je détestais quand j’étais petit qui reviennent pour me narguer. Sales mioches, vous ne m’aurez pas, vous ne me ferez pas mourir de peur ! J’ai beau me précipiter sur eux pour les frapper avec mon arme, il y en a toujours davantage autour de moi. minetAaah comment faire pour ne pas céder à l’effroi ? Je sais ! Je veux du sexe ! Deux beaux jeunes hommes arrivent. Je flirte sommairement avec le brun, mais le blond finit par avoir toutes mes attentions. A genoux devant lui, je passe mes mains sous son t-shirt que je lui ordonne d’enlever, puis découvre son sexe mou énorme même au repos, malléable comme de la chair à saucisse. Une petite gâterie très cher ? Il est si gros que je m’étouffe avec à peine la moitié en bouche. Et curieusement il semble avoir mal à la pine depuis le début. Au bout d’un moment nous nous décidons à négocier la pénétration. Je m’y colle, mais va falloir vraiment bien me préparer, et je suis même pas sûr que ça entrera ! Pendant ce temps les spectres sont toujours là à nous entourer. Et puis je sens bien la présence du diable, prêt à jaillir par surprise.
Je me réveille de ce cauchemar dans la chambre des frangins qui ont invité des voisins et amis de la famille. Pfiou les gars, j’ai fait un rêve incroyable ! Il y avait un démon en chair de poulet, c’était géant !

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samedi 3 juin 2006

In bed with Charles Pasqua

zachpaul_youngmaryaliceyoungC’est l’heure des confrontations nocturnes au sein de la famille Young dans l’univers de Desperate Housewives. Tout commence avec Paul et Zach dans le jardin, puis entre Paul et Mary Alice revenue d’entre les morts pour protéger son fils. Les deux époux se battent avec des couteaux de cuisine près des fourneaux. Je suis Mary Alice un instant, une lame dans chaque main luttant contre mon mari qui n’en a qu’une. La bienveillante mère vient sauver son fils de la noyade dans la piscine, alors que des blocs de Lego maintenus avec des élastiques lui bouchaient la bouche et le nez. C’est un bain de manipulations qui se trame à Wisteria Lane,  il faut que ça cesse !

the_kingdomUne fille gothique trop canon réussi un casting organisé avec un copain, pour un tournage peut-être. Nous traversons les couloirs glauques d’un ancien hôpital qui me rappelle ceux du Kingdom de Lars Von Trier. Rien que de l’évoquer fait frémir la future actrice. Eh ben, pour une gothique elle est pas très courageuse. Nous échouons dans une grande surface rayon informatique. Je ne vois pas l’heure passer tant l’hésitation pour choisir un nouvel ordinateur est grande. Au moment de régler par carte, on crie la fermeture du magasin de façon musclée, en coupant le courant. Fuck ! Est-ce que je vais être débité sans pouvoir récupérer mon article ?

samouraipikachuPokemon ou Gash Bell ou Narutaru, ou un peu tout à la fois. Des humains faisant équipe avec des démons ou des monstres se battent en duel. Un démon qui ressemble à une armure de samouraï coupe un pikatchu enroulé en boule. A la surface de la demi-sphère on distingue un autre visage de pikatchu au dessus de bouillie de corps de pikatchu. Le samouraï réajuste un accessoire rouge à pointes le long de ses tempes. Quelle cruauté.

pasquaChez mon bien-aimé le lit sert aussi de toilettes avec un couvercle en plastique. Quel étourdi je fais ! J’ai oublié de relever la cuvette ! Voilà j’en ai mis partout, vite une lingette, vite ! Ellipse dans les bras de Morphée. Je me réveille nu aux côtés de chéri. De l’autre côté, je sens le contact d’une peau inconnue. C’est Charles Pasqua dans la même tenue, avec un jeune amant. Ah mais c’est dégoûtant ! Comble de l’ignominie, je retrouve un bonnet de bain en latex et souillé, qui a vraisemblablement servi de capote. Répugnant !

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dimanche 16 avril 2006

Dégustation anthropophage

paradeUne parade japonaise défilant dans la rue me semblerait plus joyeuse si je ne savais pas que tous ses membres étaient des spectres. Pourtant ils n’ont rien de maccabées, rien ne les distingue des vivants. L’un d’entre eux me met en garde contre une malédiction qui nous attend plus loin sur la route, une obscure légende de cannibales. Nous devrions faire demi-tour avant qu’il ne soit trop tard. Ils se retirent tous mais j’ai déjà atteint le point de non retour. Je me retrouve attablé dans un restaurant réputé pour sa cuisine d’avant-garde, attendant un met chaudement recommandé. Il s’agit d’un délicieux morceau de viande bien tendre et goûteux. Mhistoiresd_oeilais qu’est-ce que ça peut bien avoir de si pied2terrible ? La serveuse m’explique que c’est un vavin, une partie tendre de pied… mais c’est un vavin humain. J’ai la vision d’un grand plateau avec des bras, pieds tranchés et autres organes crus, ce qui me rappelle un des lugubres contes du manga « Histoires d’œil ». Aimer ou ne pas aimer ce repas, là est la question. 

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dimanche 26 février 2006

Histoires de fantômes nippons

guu2ghost3Régression à l’école primaire où je décèle vaguement la présence de Guu dans la classe. Mais pas seulement. Des silhouettes inquiétantes rôdent tout autour. On dirait des spectres japonais. Par la porte entrebaillée je vois passer lentement une femme asiatique aux cheveux très longs dans son kimono rose. C’est une femme à barbe enceinte dont la figure n’a rien de féminin. Les yeux exorbités, elle ne détache pas son regard de moi tout en gardant ce sourire angoissant, entre défi et menace. This is fucking freaky ! Au tableau l’institutrice a dessiné des monstres et des ossements, mais n’a l’air d’en avoir conscience. Euh… j’ai très envie de lui demander ce qui lui a pris. Elle a dû être tableau_craie1possédée et faire ça dans un bones2état second, mais personne d’autre dans la classe ne semble voir les horribles esquisses et disposé à me croire ! Peu importe, grâce à mon appareil photo numérique je peux prendre des clichés pour faire éclater la vérité ! Grossière erreur : j’ai beau tourner autour du tableau, zoomer, déplacer le point de vue qui s’affiche sur l’écran avec le curseur, rien n’apparaît ! C’est étrange cette distorsion de la réalité, il se passe vraiment des phénomènes surnaturels !

star_wars1Avec mes frères on joue à Star Wars en costume et de vrais sabres laser. Nous sommes des personnages inventés. Quel grabuge on fout. Tiens, j’ai cru voir une plante verte voltiger.

eye1Rendez-vous chez l’ophtalmologue pour un examen. « Posez le menton ici. Je vais vous montrer des images et vous me direz ce que vous voyez ». Sur l’écran noir des images blanches surgissent tels des flashs furtifs. Je reconnais un pingouin, un chat… un dessin animé qui fait penser aux Simpsons… un autre dessin animé mais je suis si fatigué que je ne le décris pas. Voilà c’est terminé. Le docteur des yeux me dit qu’il n’y a rien à signaler, mes yeux sont épiseptiques. Mais qu’est-ce qu’il veut dire ? Tiens, au fait, Karl Zéro quitte sa femme.

moule1Je décide d’aller faire un tour sur la butte Montmartre. Le chemin passe par un pont qui mène à une plage de granit, et c’est maintenant directement sur les rochers que je marche en tongs. Prudence : un faux pas est si vite arrivé. Partout des grappes de moules se sont fixées sur la pierre.

lampadaire1Décor de ville américaine. J’ai envie de suivre ce jeune étudiant noir jusqu’à sa faculté. Quel beau gars avec ses dreadlocks ! L’ami thésard historien me recommande vivement de rester sur mes gardes, il est pas vraiment fréquentable... En effet, une fois arrivé à la fac il se fait arrêter pour je ne sais quel traffic. Dans le hall je remarque qu’un lampadaire s’est détaché d’au-dessus du grand escalier. Ça fait quand même une chute de plusieurs dizaines de mètres. On me raconte qu’il est tombé sur un étudiant qui en est mort sur le coup. Ah bon ? ça m’intéresse pas trop et de toutes façons je me casse.

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dimanche 1 janvier 2006

New Year’s Ectoplasm

2faces__1_Tourbillon d’instants de fête de réveillon avec mon ami le maître aux tortues et l’ami au conclave, encore et encore. Maintenant il faut partir, sortir de ce qui ressemble maintenant à une brasserie-boulangerie. Tout le monde tient à me suivre, mais c’est surtout parce que je me mets à la poursuite des gâteaux. Pff, ils n’ont vraiment pas d’autre raison de me cotoyer ces morfals !
shadowTout bascule sur une intrigue confuse de meurtre. Dans la maison d’un couple de sexagénaires, le fantôme de leur grande fille récemment assassinée apparaît. Sur le sol son ombre s’allonge à l’infini pour leur indiquer là où se trouve le criminel. La mère –un peu forte, une coupe au carré blonde et des lunettes- décide de se lancer dans une traque nocturne en vélo ! rubanpuma_bikeL’ombre qui la guidait a maintenant pris la forme d’un ruban-mètre métallique qui s’allonge et glisse dans les chemins de Bretagne. Moi aussi je suis en vélo pris dans la même course-poursuite. C’est pas possible comme c’est dangereux avec les automobilistes qui prennent les cyclistes pour de la merde !

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