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La folie guerrière qui s’éprend de mon paillasson quand on le frôle du bout des lèvres

dimanche 6 septembre 2009

M WISHER

Petit verre avec le flamboyant ami prof de théâtre que je n'ai pas vu depuis un bail. Il jubile à me parler de M WISHER, un vieux film d'horreur en noir et blanc complètement ravagé, d'une époque où ils ne se retenaient pas pour plonger dans l'extrême violence. Il faut que j'en vois des bouts! Sitôt dit, sitôt fait, il me sort le DVD pour visualiser des morceaux choisis. Une bande de tueurs psychopathes s'amusent avec un adorable bébé qu'ils ont capturé. machetteSchlack! Ils lui plantent un coup de machette dans le flanc gauche jusqu'au nombril! Dans un autre extrait, ils s'amusent avec sa dépouille après lui avoir tiré une balle dans la tête par le menton : le nourrisson est impeccablement trépané et l'intérieur de sa tête est vidée, il ne reste plus que la peau du visage et les yeux, qui curieusement continuent à cligner. J'hésite entre le rire nerveux devant l'exagération insoutenable de cette boucherie et la nausée. Eh bé, je pensais pas mon ami capable de me montrer de telles horreurs, c'est pourtant pas son genre d'habitude. Il me montre un autre film où une autre bande de dégénérés s'amusent à goûter aux sensations de leur corps à l'épreuve de la douleur. Un homme torse nu en position de la chandelle s'est planté des lames triangulaires dans les fesses à travers les poches arrières de son jean. Sa posture permet au sang de couler le long des jambes à l'intérieur du pantalon. Un autre s'est mis un dentier métallique à dents pointues mais qui lui fait des incisions dans les gencives... Tout ça pour mieux sentir le goût de son propre sang sous le palais... Ah mais peut-être que ce n'est pas un film et que c'est moi qui porte ce si excitant ustensile de torture...

Vision de mon lieu de travail qui se présente comme un immense open space sans cloisons, où les salariés reçoivent les bénéficiaires dans ce qui s'apparente à un réfectoire plongé dans un brouhaha total. Ah mais c'est peut être vraiment un réfectoire. Nous sommes au 4ème étage et la baie vitrée donne sur un beau bassin où nagent otaries et morses. Je meurs d'envie de jouer les entremetteurs entre deux personnes que j'accompagne, qui ne se connaissent que par un coup de fil qu'ils se sont passé. Voilà, ils sont tous les deux dans les locaux, leurs regards se croisent et la magie de l'attraction opère. Je dis au monsieur qu'il s'avère que le joli bout de femme est bien celle à qui il a parlé, ce qui lui ravit d'autant plus. Il va l'aborder et se présenter. Wow, je suis trop fort, c'est beau !

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dimanche 26 juillet 2009

Carnage chez Sephora

Sephora060913_fusillade_dawsonUne balade au centre commercial me fait échouer au Sephora. Je n’ai pourtant pas l’habitude d’y mettre les pieds. L’agitation des gens me déconcentre dans mon lèche-vitrine. Oh mais c’est une fusillade ! Et je suis au milieu ! Au fond du magasin des braqueurs tirent sur des policiers à l’entrée, qui ripostent de plus belle. Tout le monde à terre ! Des clients sont blessés, des policiers tués. Les forces de l’ordre n’ont manifestement pas le dessus. Ça gicle le sang de partout. Par miracle je parviens à passer entre les balles pour me sauver. L’oppression persiste. Plus loin sur le parking un importun m’aborde et cherche à me baratiner. C’est un faux gentil qui cherche à me faire les poches, j’en suis sûr ! Qu’on me laisse tranquille !

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dimanche 10 août 2008

L'animal est tenace

Tension routinière au bureau mais plus communicative que prévue. Voilà que mon collègue préféré sort de son bureau en courant et en sanglots pour échapper au monsieur pénible qu'il reçoit. Mazette, qu'est-ce qui lui vaut une telle défaite ? Le monsieur récalcitrant s'est fait tempête, il a haussé le ton, l'a apparemment fortement malmené verbalement et couvert de menaces. Il l'a poursuivi un peu mais semble s'être évaporé. Pauvre de mon collègue, si solide d'habitude. La directrice est prévenue et nous sommes tous compatissants pour lui. Je me dis qu'il est enfin au même niveau que moi avec mon lot de personnages pathibulaires. Ciel ! La tempête est de retour ! Le voilà qui sort une arme à feu et grommelle contre toute l'équipe ! Au même moment des renforts de police débarquent pour cerner les locaux. Qui c'est la bonne poire qui va servir d'otage pour servir et de bouclier humain ? Moi... Génial... Par bonheur il me lâche aussitôt sorti dehors et se fait immédiatement faisander de tous côtés. L'animal est cependant tenace. Il résiste et décide de se donner lui même le coup de grâce en se tirant plusieurs balles dans le gosier jusqu'à ce que mort s'ensuive. Le spectacle est terrible. Salive et sang coulent en filets. Le sommet de la boîte cranienne se prend pour un siège éjectable en emportant une partie de cervelle. Encore quelques secondes d'agonie et notre malfaiteur expire enfin de son dernier soupir, nous laissant tous plus éprouvés que soulagés.

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mardi 15 avril 2008

Massacre coïtal à la tronçonneuse

F_snuff_1_chainsaw_leather_1_1_Climat oppressant de fuite où je débarque dans un entrepot où se tourne un film abominable. Des hommes et des femmes sadiques s’adonnent à la pénétration anale et vaginale avec des tronçonneuses et sans hémorrhagie. Mais ! On dirait que les gens n’ont pas l’air tout à fait consentant et que tout est réalisé sans trucage. C’est un snuff ! Horreur totale.

male_model_1_Je me lâche avec un jeune brun canon aux traits photogéniques et la carrure athlétique. C’est pipe au jus au menu pour aujourd’hui même si je n’avais pas vraiment commandé la touche finale du chef mais tant pis. Avant même de me laisser le temps de sentir ou comprendre, il pratique un limage anal si vigoureux que le préservatif se perce en toutes parts.

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lundi 10 mars 2008

Comment j'ai failli laisser mourir un passant

Une promenade dans ma banlieue me conduit à de nouvelles infrastructures autour de l’autouroute A6  qui a laissé place à un fleuve au fond d’un canyon. De grands centres commerciaux bordent le précipice. Mes parents et moi auront le plaisir d’y accéder à pied vu que c’est à 5min de la maison. Le gouffre se franchit grâce à un pont à l’entrée un peu trop étroite pour recevoir à la fois piétons et véhicules. Régulièrement il faut s’écarter de la balustrade pour laisser les voitures tourner aisément. Plusieurs fois, les véhicules frôlent et bousculent des passants, comme cette pauvre dame asiatique. Aaaaaaargh !!! La catastrophe arrive ! Un 4x4 renverse un homme êméché, lui roule sur l’épaule et continue sa route ! Quelle horreur ! Il bouge encore. Les badauds sont aussi tétanisés que moi. Personne n’ose bouger. Je me précipite en tentant de réagir en secouriste mais la panique m’embrouille complètement, j’interpelle le blessé, je lui propose d’appeler les secours, il proteste, se relève, il bredouille que ça va aller, « mais monsieur, vous vous êtes fait rouler dessus par une voiture ! » lui dis-je, rien à faire il veut partir, et voilà qu’il perd connaissance, que faire ?! Je tente d’écouter son cœur, puis sentir son souffle alors qu’il aurait fallu faire l’inverse, je perds de précieuses secondes en cherchant mes gestes, ah oui le téléphone, il faut appeler le 17, ou le 117, ah merde c’est quoi le numéro ? Je compose le N° plusieurs fois et le rate tellement je tremble, ça y est j’ai le standard mais je sais pas quoi dire, on a un accident, un homme s’est fait renverser, euh on est près d’un pont, euh… Ah les secours sont déjà arrivés et prennent le blessé en charge, quelqu’un a dû les envoyer plus vite que moi, je raccroche, honteusement. Quelle honte, que cette impuissance devant tous ces gens !

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jeudi 15 novembre 2007

Autoanthropophagie

Envie de viande à me mettre sous la dent. Envie d’un bon steak bien saignant. Justement je m’en paie une bonne et épaisse tranche à la hauteur de ma pulsion carnivore, en la découpant sur la plante de mon pied droit. Mmmmh, délicieuse ! Il me vient soudain à l’esprit que je vais avoir du mal à marcher droit et même à tenir debout s’il me manque un bout de pied. Mais peut être pas finalement : j’observe des cicatrices rouges sur mon pied gauche, attestant avoir subi le même sort.

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jeudi 1 novembre 2007

Thoracotomophilie 2

C'est jour de recyclage pour sauveteurs secouristes du travail ! Ma meilleure amie est présente aussi. Nous formons des groupes pour réviser les gestes en commençant par le massage cardiaque. Mais ! Que fait ma meilleure amie ? Elle joue la SST sur une jeune femme qui fait la victime, lui entaille la chair à 10 cm sous la clavicule de part et d'autre du sternum et tire la peau ! Mon dieu, elle lui ouvre la cage thoracique pour faire les compressions alors que la victime est toujours consciente ! Dire que ce n'est qu'un entrainement !

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dimanche 7 octobre 2007

Cyanocide

Quelle surprise de remarquer la présence furtive de petits rongeurs alors que je visite une friperie en plein air avec ma cousine. Une petite souris s’enfuit par ici tandis qu’un mini hamster s’agite par là. Ils sont si mignons que ma cousine leur court après pour en attraper un. Les voilà en file indienne, tous différents les uns des autres par leurs couleurs, leur pelage. Certains se sont faits des gants en laine avec des peluches tombées par terre pour se protéger du froid. Ils sont adorables comme des personnages de Disney ! pitnoir_1_Mais surgit un pit-bull qui fait fuir tout ce petit monde. Le molosse s’en prend maintenant à un chat sous des échafaudages en le bousculant contre les barres. Pauvre matou ! Il n’ose pas se défendre au risque de se faire croquer tout cru ! Ma cousine n’a pas le cœur de laisser faire et intervient en interpelant la bête. Elle se fait poursuivre pour faire diversion. Plusieurs fois elle manque de se faire attraper la jambe. Oh non, elle l’a ramené dans la maison ! C’est moi que le pit-bull poursuit ! Une morsure sur mon tibia est évitée de justesse. Je saisis un tabouret pour me défendre et lui en enfonce un pied dans la gueule. C’est une question de survie ! J’insiste et appuie le tabouret loin loin loin sur presque toute la longueur. Le monstre étouffe, il bave et vomit toute sa bile. Il se liquéfie de l’intérieur et se vide de toute sa substance liquide et claire. Voilà, il est mort. Sa dépouille est comme une poche de peau flasque et immonde. Je la jette dehors sous ma fenêtre dont je referme immédiatement les volets. Pourvu qu’on ne fasse pas le rapprochement avec moi. La légitime défense ne justifiera pas un tel carnage.

L’ami au surnom de rongeur cède son appart. Mon bien-aimé et moi allons le récupérer ! Vision de la modélisation en image de synthèse d’une plongée dans les canalisations via le trou des chiottes. Les parois des conduits ont l’air lisses et propres, et débouchent sur le canal voisin. Je me sens si rassuré par leur état et cet aperçu me procure une sensation de sécurité et d’évasion.

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jeudi 5 juillet 2007

Christmas wars

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La maison familiale se fait manoir pour le réveillon de Noël. On a mis les petits plats dans les grands et sorti les décorations pour accueillir la famille élargie. Le bonheur est intégral quand mon bien-aimé est accueilli avec toute la bienveillance du monde. La boucle du temps fait des siennes quand l’instant suivant, je me retrouve seul dans la demeure vide, peaufinant les derniers préparatifs avant d’accueillir les gens. Tiens, le plancher du rez-de-chaussée est à moitié manquant. Qu’importe, ça ne fera que davantage de volume pour la salle déjà immense, pour ceux qui s’installeront dans les charmantes chaises du sous-sol. Je me sens si Bree Van De Kamp. A la porte, des gamins tambourinent. Ils veulent forcer la porte, foutre la pagaille, qui rime avec racaille, puisqu’il faut appeler un chat un chat. Non, je ne vous laisserai pas entrer ! Leur hargne a raison de mon infériorité numérique. J’appelle la police pour contenir la mise à sac, et c’est les grands moyens qu’ils utilisent sous forme de carabines  sans sommations d’usage. La tension monte exponentiellement, tout comme mon angoisse. La vieille bâtisse se fait terrain vague puis champ de bataille tandis que les protagonistes ont recours à des armes toujours plus destructrices. C’est la guerre ! On sort les bombes à clous, des fusils toujours plus performants, des balles explosives, ça tire dans tous les sens ! Plus personne ne peut quitter les lieux, une seule alternative : se battre ! Aargh ! Mes bras ont été brûlés par le souffle d’une explosion ! Dans ce chaos, la technologie s’est emballée elle aussi, et les innovations s’accélèrent pendant les combats. Pour survivre il faut robotiser son corps, remplacer ses membres par des parties mécaniques, se doter d’un épiderme métallique, comme vient de faire la veuve d’un soldat mort en héros. Sitôt transformé, on replonge dans le combat. Quand est-ce que ça va s’arrêter ?

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samedi 2 juin 2007

Le cauchemar du serpent

Ma tristesse est telle que je veux en finir et en emporter d’autres dans la tombe. Tout est gâché, tout ! J’en tuerai le plus possible dans une usine avec des produits chimiques. Des tas de gens succombent. Les chairs fondent. Ça brûle. Les gens sont tout déformés. Ça ne va pas mieux. Et maintenant, , c’est à mon tour d’y passer, irrévocablement. Mais je ne veux pas mourir ! Je ne veux plus mourir !

J’accompagne mon bien-aimé qui passe un examen à la fac. Devant l’amphi le prof accueille les étudiants avec gourmandise : lui seul sait à quelle sauce il va les manger. Je sors de la poche arrière de mon pantalon et lui montre quelques feuilles froissées. C’est un sujet de maths difficile qui le fait ricaner, sadisme oblige, mais auquel je n’y comprends rien. Pourvu que chéri s’en sorte ! buddhatibetan_1_Quittant ces lieux, je dérive aux alentours d’un gigantesque monument bouddhiste. Mon téléphone sonne. C’est l’ex énarque de l’ami au surnom de rongeur qui me dit qu’il est dans un hôtel des parages. Ah oui ? Ah mais oui, celui qui est derrière le monument ! Je l’aperçois à la fênetre ouverte de sa chambre, la chemise déboutonnée sur son torse de playboy. Qu’il a changé ! Comme par hasard j’intercepte un peu plus loin la trajectoire de la promenade de l’ami rongeur. Têtu et déterminé, il ne se laisse pas distraire quand je lui dis avoir vu son ex, pire, il s’en fiche. Tant pis, nous parlons de la pluie (d’hier) et du beau temps (d’aujourd’hui). L’instant d’après ce n’est plus lui que j’accompagne mais mon ex comédien. Passant dans un tunnel glauque empestant l’urine, je comprends que c’est un lieu de drague, ce que mon comparse confirme en actes lorsqu’il tente de sodomiser une de ses amies. Pff, j’ai aucune envie de rester avec. J’ai vraiment mieux à faire, ramener quelques affaires de chez mon bien-aimé à la maison familiale par exemple. Mon ex me parle du cauchemar du serpent, et me demande si je m’en souviens. Ah oui ça me dit quelque chose ! La scène bascule en salle de classe, pour un cours de japonais. Une élève veut suivre sur mon cahier. Un garçon est interrogé mais la question qu’on lui pose est maudite. Comme il répond mal, il perd connaissance, s’écroule sur la table d’un camarade, et son visage se défigure. Sa peau pourrit, la paupière de son œil gauche se scelle et une excroissance pousse dessus, tandis que du sang mélangé à du venin de serpent remplit sa bouche. Quelle vision abominable ! Je suis interrogé à mon tour. Sur ma table est étalé le pauvre élève difforme. Le professeur attend que je lui ouvre son œil fermé. C’est trop horrible, je suis paralysé. Si je pense que cette excroissance ressemble à une fleur, peut-être que j’y arriverai !

eleve

En salle de classe, il est question d’un jeu de société sur le théâtre, où il faut imaginer des scénarios. Ça va certainement intéresser chéri ça !

Retrouvant mon ami le maître aux tortues en soirée, je me souviens avoir promis à ma cousine de la voir. Et si elle se joignais à nous ? Ça fera d’une pierre deux coups et puis, ce sera l’occasion de les présenter l’un à l’autre. Du reste, elle nous aidera à porter des matelas.

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