dimanche 26 octobre 2008
Le nouveau gouffre
Tout se passait bien dans mon nouveau travail. Un cadre prometteur, une hiérarchie digne de ce nom, posée et à l’écoute, des fonctions stimulantes avec des objectifs réalistes. Un mois bientôt que j’y suis et je m’y sens déjà chez moi, si bien que j’en profite pour envoyer un mail perso pour rendre compte de cet agréable nid à je ne sais quel ami. J’y narre les atouts, la direction un peu guindée et son genre coincé. Il n’en faut pas plus pour la voir débarquer et me signifier que notre collaboration va cesser. Quoi ? Pardon ? Mais c’est pas un peu disproportionné ? Ils font ça si bien que je m’écrase et perçois toute l’étendue de ma condition misérable de mécréant. La directrice va personnellement se charger de contacter mes anciens employeurs pour leur demander un inventaire de tout ce qui n’allait pas chez moi pour mieux me griller dans le milieu. Ça veut dire qu’elle va se mettre en relation avec le gouffre ? Ce lieu ignoble qui m’a tant dévasté ? Que l’humiliation est grande ! Alors que je m’identifie progessivement et douloureusement à cet infâme personnage pour lequel on veut me faire passer, je m’interroge sur ce que je vais devenir. L’horizon s’obscurcit, s’opacise. Un nouveau gouffre s’ouvre sous mes pieds.
Mon deuxième frère revient de ses cours. Je lui pique ses chaussures de sport et deux très longs feutres verts pour m’en faire des échasses et jouer au ninja qui peut marcher sur l’eau dans une piscine découverte. Eh, tu vas me rendre ça ? qu’il me lance énervé. On chahute et allons dans la chambre des parents pour chercher des chaussettes propres. Quelle horreur ! Papa prend vigoureusement maman en levrette. Ils sont nus et avaient laissé leur porte entrebaillée. D’ailleurs ils continuent à forniquer comme si de rien n’était. Beurk !
jeudi 16 octobre 2008
Amour et haine avec Dolphi

Décors d’entrepôts poussiéreux baignés de lumière jaune pâle. On y fait des travaux, des tunnels, le béton est entamé. D’outre tombe surgit Adolph Hitler du bout du couloir, cheveux blancs, sans moustache, on dirait un vieux papy, on ne dirait même plus lui mais je sais que c’est lui ! Je suis prêt à le contrecarrer et nous nous battons en duel avec des lances. Il a beau avoir une bonne garde, et ne craindre aucun coup car déjà mort, je suis plus agile et je lui assène de belles bottes surtout avec mon arme à double lame. Bientôt l’enjeu se trouble et vire à une scène de corps à corps sexuelle avec lui et une autre femme. Tous les trois nous nous frottons les uns contre les autres, nus, à même le sol.
