vendredi 13 juin 2008
Tsunami, mon ami 4
Mon collègue préféré et moi nous élançons sur une magnifique plage déserte. Allons nous prendre quelques vagues ! Alors que nous entrons à peine dans l’eau j’aperçois de gros murs d’eau se former au loin, au ralenti, roulant sur eux-mêmes et prêt à tout dévorer tels des fauves impatients de se jeter sur leurs proies. Un vent violent nous arrive d’abord, annonciateur de la tempête, puis la mâchoire liquide commence enfin à bouger. Mon dieu ! Il faut courir ! Nous nous séparons dans la catastrophe. 100m de sable me séparent maintenant de l’eau. Je ne peux m’empêcher de me retourner pour voir la plage se disloquer complètement sur elle-même et être avalée. Le vent et l’eau se mélangent et m’étouffent. Je me noie.
mardi 10 juin 2008
Esprit des noyés
Nul besoin d’iceberg au milieu de l’océan pour faire naufrage, il suffit d’un fleuve. Je fais partie d’un petit groupe de personnes qui a tout juste le temps de se poser dans une embarcation de secours avant que le petit navire ne chavire totalement. Les derniers âmes se laissent tomber à l’eau sans résistance et se noient instantanément pour renflouer en nombre les esprits des pauvres défunts du fleuve. Leur addition fait franchir un seuil d’énergie mystique à partir duquel un phénomène inquiétant s’opère. Voilà donc que s’agglutinent tous les ectoplasmes pour former une masse fluide et sombre, démoniaque et malfaisante, qui n’a pour autre but que de nous détruire. Elle se matérialise en un homme barbu et chevelu tel un redneck du bayou, qui
se met à courir vers nous pour nous tuer. Personne ne le voit sauf moi. Par bonheur, il avance moins vite dans l’eau que nous sur notre barque. Qu’importe, il reprend sa forme fluidique et nous pistera à travers les égouts jusque dans nos maisons ! Quand on parle du loup… je ne suis pas rentré chez moi depuis une minute qu’un gros chien noir me saute dessus en me mordant la main ! Le molosse m’a certainement broyé des doigts mais je ne me laisserai pas faire ! Je le mords à mon tour aussi férocement ! Je lui croque une narine, je lui arrache des bouts de museau et le jette du haut de l’escalier ! Le voilà vaincu, mais je sais bien que la force reviendra à la charge, encore et encore.
vendredi 6 juin 2008
Voir l'Etna et mourir
Que les soirées sont animées dans les villages siciliens ! Mon bien-aimé et moi nous baladons dans la grande rue festive. Elle monte sec jusqu'à l'Etna. Soudain un craquement perce la terre et le ciel. Le volcan s'énerve et crache une boule de feu qui se dirige droit vers nous ! Oups, on ferait mieux de descendre et plus vite que ça ! Les énormes projectiles tombent ici et là tandis qu'un ruisseau de lave serpente déjà loin devant nous. La course devient aussi folle que le décor angoissant. Nous sautons le plus loin devant nous pour nous écraser dans un tas de terre meuble mais brûlante. On va tous mourir !


