BLOGNIROS

La folie guerrière qui s’éprend de mon paillasson quand on le frôle du bout des lèvres

dimanche 23 mars 2008

Gorillas

Moment tranquille devant la télé avec ma mère et mes frangins. Par la baie vitrée vers le jardin, nous apercevons deux immenses gorilles qui s'introduisent par le terrain voisin. Le plus grand s'approche de la vitre et y colle son nez pour voir à l'intérieur mais il n'a pas l'air de distinguer autant de choses de ce côté que nous. Il pourrait très bien entrer en fracas et nous mettre en pièces, c'est pourquoi nous ne pipons mot ni ne bougeons d'un cil. L'angoisse atteint son comble quand une ombre portée sur le mur nous indique qu'ils ont réussi à entrer par la fenêtre de la pièce voisine avant d'apparaître doucement dans le séjour. Fait-il trop sombre pour qu'ils nous voient ou n'ont-ils simplement pas envie de s'en prendre à nous ? Ils pourraient si vite changer d'avis. En attendant ils choisissent de monter à l'étage où ils vont certainement tout saccager. Laissons les faire puisqu'il vaut mieux qu'ils s'occupent des objets que nous.

Gorille_1

Posté par Oniromane à 09:51 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


lundi 10 mars 2008

Comment j'ai failli laisser mourir un passant

Une promenade dans ma banlieue me conduit à de nouvelles infrastructures autour de l’autouroute A6  qui a laissé place à un fleuve au fond d’un canyon. De grands centres commerciaux bordent le précipice. Mes parents et moi auront le plaisir d’y accéder à pied vu que c’est à 5min de la maison. Le gouffre se franchit grâce à un pont à l’entrée un peu trop étroite pour recevoir à la fois piétons et véhicules. Régulièrement il faut s’écarter de la balustrade pour laisser les voitures tourner aisément. Plusieurs fois, les véhicules frôlent et bousculent des passants, comme cette pauvre dame asiatique. Aaaaaaargh !!! La catastrophe arrive ! Un 4x4 renverse un homme êméché, lui roule sur l’épaule et continue sa route ! Quelle horreur ! Il bouge encore. Les badauds sont aussi tétanisés que moi. Personne n’ose bouger. Je me précipite en tentant de réagir en secouriste mais la panique m’embrouille complètement, j’interpelle le blessé, je lui propose d’appeler les secours, il proteste, se relève, il bredouille que ça va aller, « mais monsieur, vous vous êtes fait rouler dessus par une voiture ! » lui dis-je, rien à faire il veut partir, et voilà qu’il perd connaissance, que faire ?! Je tente d’écouter son cœur, puis sentir son souffle alors qu’il aurait fallu faire l’inverse, je perds de précieuses secondes en cherchant mes gestes, ah oui le téléphone, il faut appeler le 17, ou le 117, ah merde c’est quoi le numéro ? Je compose le N° plusieurs fois et le rate tellement je tremble, ça y est j’ai le standard mais je sais pas quoi dire, on a un accident, un homme s’est fait renverser, euh on est près d’un pont, euh… Ah les secours sont déjà arrivés et prennent le blessé en charge, quelqu’un a dû les envoyer plus vite que moi, je raccroche, honteusement. Quelle honte, que cette impuissance devant tous ces gens !

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Posté par Oniromane à 23:44 - Anatomies démantelées - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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