dimanche 17 février 2008
Comment j'ai commis un parricide
15 jours que mon père a disparu sans plus donner signe de vie. Ça remonte précisément au 13 mars. Lui qui a tant besoin des autres pour s’occuper de lui, comment pourrait-il partir à l’aventure en solo ? C’est éminemment inquiétant. Grand-père passe son temps à nous dem
ander si nous l’avons vu, maman répond qu’elle ne sait pas, avec un air de noyer le poisson. Il semble qu’elle ne lui a pas dit depuis quand papa s’est volatilisé. Curieusement, j’ai l’impression qu’elle en sait plus long qu’elle ne le dit. Serai-je responsable de quelque chose ? Je ne me souviens de rien. Et si je l’avais tué ? Non, c’est impossible. Pourquoi alors ce flash me traverse l’esprit où je me revois dans le parking souterrain avec lui, le poussant accidentellement au fond d’une fosse ténébreuse comme traversé par une pointe de haine ? Non, c’était juste une idée, ça ne peut pas être vrai ! Tout se mélange et m’étouffe. L’incertitude quant à la réalité du souvenir se mélange à l’angoisse de n’être plus maître de ma mémoire, avant d’être décuplé par la culpabilité. La police n’est plus très loin et va m’interroger. Je vais finir en prison ! C’est insoutenable !
Remise de diplôme de secouriste sauveteur du travail au centre où j’ai passé la formation il y a quelques mois. Eh ben, il était temps, je pensais ne jamais le recevoir ! Ils appellent les gens un par un pour les faire signer. Un formateur est aussi hypnotiseur et un peu médium. C’est ce qui lui permet de distinguer Khedidja de Khadidja. Pas le temps de rester jusqu’au bout, je dois décoller pour l’ouest de la région parisienne, dépasser Versailles jusqu’à Gournay. Alors que je prends la dernière correspondance dans une gare ultra design, je me trompe et monte dans le train vers Antony. Argh, si près du but ! Pas le courage de refaire le parcours inverse !
Vision d’un sentier en forêt où je suis en sautillant un animal fantastique, tantôt mammifère, tantôt oiseau. Au bout, l’image subliminale d’un immense dessin de chouette flottant dans l’air ponctue le chemin.
Vision de Jean-Pierre Bacri faisant la démonstration d’un étrange yo-yo devant une famille. En tournoyant, le yo-yo se déplie en cadrants rouges et bleus et détruit tout ce qu’il touche.
jeudi 14 février 2008
Tripalophilie
Mon bien aimé et moi vivons dans un magnifique jardin en square qui rappelle ce
ux de n'importe quel château de la renaissance. Et pourtant ce n'est pas assez pour me satisfaire, ou du moins calmer mes pulsions gourmandes. Voilà que je prends un amant pour y rémédier. Il est si atrocement commun que c'est à se demander d'où je l'ai sorti. Dans les buissons, je me sens sauvage et fougueux ! J'ai envie de frapper, de cogner. Je lui donne des coups dans la face, je le frappe avec un casque de moto, mmmmh oui, ça m'excite incroyablement au point où j'ai envie qu'il me corrige à son tour ! Oui vas-y, frappe moi fort dans le ventre ! Ciel, mon mari n'est pas très loin en très d'étendre le linge. On dirait qu'il était là depuis longtemps même s'il n'a rien remarqué au manège. Je n'en reviens pas de le tromper quasimment sous son nez ! Mais jusqu'où me conduira ma lubricité ? Dégage ! Casse toi ! Va t-en ! susurré-je sèchement à mon partenaire. Je lui promets de le retrouver un peu plus tard. Cet abruti n'arrive pas à se faire discret en partant tandis que je retrouve chéri. Oh, bah je sais pas du tout qui c'est ce gars. La situation bascule soudain à un détail près : c'est avec une femme que je sors avec une femme et je viens de la tromper avec le soumis. A mon tour de déguerpir, pour assister à une conférence où on abordera les effets des radiations nucléaires sur les enfants. Âmes sensibles s'abstenir. C'est sûr qu'il vaut mieux que j'y aille seul.
lundi 11 février 2008
Save the green planet
La planète est la proie d'une invasion extraterrestre terrifiante. Tout miniatures qu'ils sont, les petits hommes verts -ou plutôt d'immondes bébés verdâtres- sont impitoyables et prêts à consumer le monde. L'humanité ne doit son salut qu'à l'existence d'une plante étrange, une sorte de chou qui pousse au bout d'une longue tige, et que les envahisseurs prennent pour leur dieu et vénèrent. Voyez comme il se prosternent ridiculement en rond tout autour. Ils en sont tout pacifiés, hébétés, calmés. Dire que la destruction du monde n'est évitée de peu que grâce à un légume qui fait péter.
lundi 4 février 2008
Le coeur du blogueur aux dragibus
Le studio où vit le blogueur aux dragibus est un capharnaüm à l'image de son coeur. J'espère qu'il ne m'en voudra pas de mettre de l'eau partout sur ses affaires en me douchant puisqu'il n'y a pas de rideau.
Dans des labyrinthes souterrains une équipe de foot avec des croix gammées sur leurs maillots s'apprête à lancer un jeu ou une expérimentation. Ils ont des chaussures à crampons qui sont des pointes acérées. Pauvres de leurs victimes !

